L'HISTOIRE : Une ancienne pin-up d'un célèbre magazine de charme, après en avoir été renvoyé à cause de son "grand" âge (27 ans, quand même), se retrouve à la tête de la plus grosse associations d'étudiants geeks de l'université de Los Angeles. Pour lutter contre une fratrie concurrente, elle devra apprendre à ses petites camarades à découvrir leur féminité, tandis qu'elle-même découvrira qu'elle possède... de la personnalité ?
Une bunny dont le rêve avoué est d’apparaître en poster central de Playboy se retrouve virée du Manoir d’Hugh Hefner suite à un malheureux malentendu... Dans sa vielle caisse toute pourrie, Shelley décide alors de trouver un nouveau lieu de vie. Elle se retrouve par hasard sur le gigantesque campus de l’université de Los Angeles où elle va devenir la « House Mother » d’une sorority appelée Zeta peuplée de pauvres filles peu ragoûtantes. Mais pour sauver leur maison elles seront prêtes à tout...même au pire.
Car oui ! Super Blonde c’est un peu du Proust en puissance... à une lettre près. Ne vous en faites pas, donc, ce film ne demande aucune qualification particulière ou expérience cinématographique, on est juste là pour se payer une tranche. Et c’est plutôt réussi ! En même temps il était difficile d’en douter... Avec Anna Faris en tête d’affiche, celle qui de Scary Movie 1 à Scary Movie 4, en passant par Smiley Face ou un passage éclair dans la série Friends nous a offert nos plus belles crampes d’estomac sur ces sept dernières années, The House Bunny partait avec un fort avantage. Délectez-vous... Déléctez-vous d’1h30 de pure régression où le jeu ahurissant et cartoonesque d’une comédienne au faciès absolument inimitable vient vous mettre la pêche et nous faire rire de bon coeur. Car Faris est formidable, un Oscar ne suffirait pas à célébrer toute la connerie qui émane de son rôle et l’investissement mis à proférer les pires idioties jamais dites au cinéma. Un vrai talent en soi... Et comme le film ne se fatigue pas avec une multitude de sous-intrigues en se concentrant principalement sur sa prestation, il va sans dire que nous avons de quoi profiter du spectacle. Retenons prinicpalement le moyen memo-technique pour Shelley de retenir les prénoms, ses « trucs et astuces » pour être plus belle de l’extérieur (le coup de la vaseline sur les abdos... mythique) et son hommage raté à Marilyn Monroe. Au-delà de ces petits instants cultes, le métrage se compose d’une série de multiples scenettes bien senties rendant hommage à la Faris...
Bande-originale made in MTV, seconds rôles ressemblant à une armée de Lindsay Lohan et de Keira Knightley, mise en scène digne des ZAZ avec toujours ce petit truc à regarder en fond de champs et au final un vrai bonbon acidulé, tendance tête brulée, ce Super Blonde est un concentré d’humeur joyeuse et candide du début à la fin... Le film a également la bonne idée de ne pas s’essoufler à mi-parcours en relançant constamment les challenges se présentant à Shelley et en insérant une idylle amoureuse amusante où les conseils « soyez bête pour être aimée » semblent ne pas fonctionner. Bref, rien de grandiose à signaler si ce n’est que vous devriez, un samedi soir, pop-corn à la main, dans la salle bondée d’un multiplexe, prendre un pied d’enfer... Que c’est bon d’être con. Sony Pictures Home Entertainment a annoncé la sortie de Super Blonde (The House Bunny en VO). Nous aurons ainsi l'occasion de retrouver notre pimbêche préférée, Anna Faris, dans le rôle de sa vie, ...