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Super blonde

La critique d'Excessif

3/5
house_bunny_vign23 L'HISTOIRE : Une ancienne pin-up d'un célèbre magazine de charme, après en avoir été renvoyé à cause de son "grand" âge (27 ans, quand même), se retrouve à la tête de la plus grosse associations d'étudiants geeks de l'université de Los Angeles. Pour lutter contre une fratrie concurrente, elle devra apprendre à ses petites camarades à découvrir leur féminité, tandis qu'elle-même découvrira qu'elle possède... de la personnalité ?
Elle est con, elle est bonne, elle est super blonde, voici Shelley Darlingson, la nouvelle reine du petit monde des gros abrutis... Anna Faris, la muse de la rédaction (qui ne s’est toujours pas remise du high-trip Smiley Face) revient donc cette année en blonde décolorée, plus gonflée que jamais, dans une comédie potache sur une bunny playgirl virée de son manoir et qui se retrouve au sein d'une confrérie d'universitaires plus débiles les uns que les autres. The House Bunny ? Une comédie absolument dégénérée qui possède tous les atouts pour fournir une bonne poîlade aux moins (plus) regardants sur la marchandise. Si vous aimez les Dumb mais aussi les Dumber version wonderbra, Super Blonde est fait pour vous. Misogyne, crétin, sexy, so pink mais à pisser de rire... La blonde débile pétille et pour le coup, nous fait franchement marrer. Et si tout ça se fait en bikini...

SUPER BLONDE
The House Bunny
Un film de Fred Wolfe
Avec Anna Faris, Colin Hanks, Emma Stone...
Durée : 1h37
Date de sortie : 08 Octobre 2008

Une bunny dont le rêve avoué est d’apparaître en poster central de Playboy se retrouve virée du Manoir d’Hugh Hefner suite à un malheureux malentendu... Dans sa vielle caisse toute pourrie, Shelley décide alors de trouver un nouveau lieu de vie. Elle se retrouve par hasard sur le gigantesque campus de l’université de Los Angeles où elle va devenir la « House Mother » d’une sorority appelée Zeta peuplée de pauvres filles peu ragoûtantes. Mais pour sauver leur maison elles seront prêtes à tout...même au pire.

Petite piqûre de rappel pour ceux qui ont oublié comment fonctionne un campus universitaire américain : vous avez donc les lieux d’études, les dortoirs et ces fameuses « fraternities » et « sororities », des maisons fermées qui accueillent un certain nombre d’étudiants dans un cadre habituellement plus agréable que les dortoirs ! Aux Etats-Unis se joue parfois une véritable guerre entre ces maisons qui tentent de rameuter de nouveaux membres en multipliant les soirées, les coups de pub et les bizutages les plus dingues. S’il n y a pas assez de membres, la maison doit fermer... Toujours tenues par un House Father ou une House Mother (souvent très âgés), ces maisons sont de petites communautés assez étonnantes. Bon avec ça, vous allez bien pouvoir comprendre toute la complexité du film, non ?

Car oui ! Super Blonde c’est un peu du Proust en puissance... à une lettre près. Ne vous en faites pas, donc, ce film ne demande aucune qualification particulière ou expérience cinématographique, on est juste là pour se payer une tranche. Et c’est plutôt réussi ! En même temps il était difficile d’en douter... Avec Anna Faris en tête d’affiche, celle qui de Scary Movie 1 à Scary Movie 4, en passant par Smiley Face ou un passage éclair dans la série Friends nous a offert nos plus belles crampes d’estomac sur ces sept dernières années, The House Bunny partait avec un fort avantage. Délectez-vous... Déléctez-vous d’1h30 de pure régression où le jeu ahurissant et cartoonesque d’une comédienne au faciès absolument inimitable vient vous mettre la pêche et nous faire rire de bon coeur. Car Faris est formidable, un Oscar ne suffirait pas à célébrer toute la connerie qui émane de son rôle et l’investissement mis à proférer les pires idioties jamais dites au cinéma. Un vrai talent en soi... Et comme le film ne se fatigue pas avec une multitude de sous-intrigues en se concentrant principalement sur sa prestation, il va sans dire que nous avons de quoi profiter du spectacle. Retenons prinicpalement le moyen memo-technique pour Shelley de retenir les prénoms, ses « trucs et astuces » pour être plus belle de l’extérieur (le coup de la vaseline sur les abdos... mythique) et son hommage raté à Marilyn Monroe. Au-delà de ces petits instants cultes, le métrage se compose d’une série de multiples scenettes bien senties rendant hommage à la Faris...


Le scénario, qui offre aux adolescents de la planète entière tout le loisir de contempler la vacuité intellectuelle de certaines maisons d’universités américaines, tend à ne s’adresser qu’aux spectateurs du pays de l’oncle Sam... Références multiples au fonctionnement des campus, évocation du Manoir Playboy (peu connu en France) et humour un brin plus élaboré que d’habitude sont donc les ingrédients de cette comédie teenager qui parvient, à grands renforts d’idées, de grimaces et de phrases chocs à faire marrer les plus réticents au genre. On n’en demandait pas tant.

Bande-originale made in MTV, seconds rôles ressemblant à une armée de Lindsay Lohan et de Keira Knightley, mise en scène digne des ZAZ avec toujours ce petit truc à regarder en fond de champs et au final un vrai bonbon acidulé, tendance tête brulée, ce Super Blonde est un concentré d’humeur joyeuse et candide du début à la fin... Le film a également la bonne idée de ne pas s’essoufler à mi-parcours en relançant constamment les challenges se présentant à Shelley et en insérant une idylle amoureuse amusante où les conseils « soyez bête pour être aimée » semblent ne pas fonctionner. Bref, rien de grandiose à signaler si ce n’est que vous devriez, un samedi soir, pop-corn à la main, dans la salle bondée d’un multiplexe, prendre un pied d’enfer... Que c’est bon d’être con.

Kevin Dutot

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Total des votes : 6

Les notes des internautes

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    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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