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Tamara Drewe

La critique d'Excessif

4/5
Affiche Tamara Drewe L'HISTOIRE :

Tamara Drewe, jeune journaliste de la press people à Londres, revient dans sa maison d'enfance à la mort de sa mère. Son retour dans le petit village anglais va bouleverser une communauté tranquille, qu'elle soit attirée par ses nombreux charmes ou énervée par son tempérament.

 

Un vaudeville jubilatoire

A l'origine, il y a un roman graphique de Posy Simmonds, fonctionnant comme un storyboard très abouti pour un Stephen Frears conquis par le style visuel et charmé par l'histoire. Avec Tamara Drewe, le cinéaste orchestre un vaudeville truculent où des romanciers désabusés croisent des rockeurs et des jeunes filles en fleur. Réunis à la campagne le temps de quatre saisons, leurs mensonges découverts vont faire imploser leur raison. Le bonheur est dans le pré.

 

Tamara Drewe de Stephen Frears


Tout le monde dit I Love You à Tamara Drewe. Toute en jambes moulées dans un mini-short, Gemma Arterton n'en finit plus de faire tourner les têtes. En James Bond Girl (Quantum of Solace) ou en Princesse perse (Prince of Persia), l'actrice attire la lumière et sa moue boudeuse sied à merveille à cette héroïne diablement sexy. Tour à tour jeune maîtresse d'un homme marié, amour du passé et fiancée compulsive, la belle a beaucoup d'atouts et trois hommes à ses pieds. Gemma Arterton, aussi paumée qu'espiègle, donne une dimension sensuelle et libérée à un personnage autour duquel un petit monde de bourgeois bohèmes gravite. Le reste du casting n'en demeure pas moins exemplaire. Mentions spéciales à Dominic Cooper en star du rock et Bill camp en universitaire américain tentant d'achever son livre depuis des années. Chacun apporte une nouvelle forme de drôlerie et l'empathie éprouvée n'a besoin que d'une scène à chaque fois pour fonctionner à plein régime. On doit cette vitalité à un scénario mêlant astucieusement les codes du vaudeville, une pointe de nonsense et beaucoup d'énergie pop.

 

Tamara Drewe de Stephen Frears


Un jeu de quilles pareil, Woody Allen ou Robert Altman en ont déjà orchestré et connaissent bien la formule de personnages ratés et trompeurs. Mais leur cynisme laisse ici la place à l'absurde et à l'humour vache. La crise des uns fait l'enchantement des autres et le climax finit de balayer les conventions de ce groupe qui a trompé les apparences pour un temps. Dans Tamara Drewe, on rit comme des fous en assistant à un accident mortel ou à la douleur morale d'un protagoniste. Le film raconte tous les âges, toutes les possibilités, tous les souvenirs qui bâtissent une vie. Il le fait avec une bonne humeur communicative, de l'audace et une spontanéité revigorante.

 

Nicolas SCHIAVI

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Le verdict des internautes

Total des votes : 42

Les notes des internautes

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    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

nedack 30/08/2010 à 02h03
tigroux 25/08/2010 à 11h48
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