Jamais 3 sans 4, surtout quand le 3 pèse en réalité plus de 6 millions de spectateurs : voici le nouvel adage d'Europa. Après avoir réinventé à sa manière le buddy movie à la française, la saga
Taxi s'oriente vers une nouvelle approche : la comédie non sensique à la française.
TAXI 4
Un film de Gérard Krawczyk
Avec Samy Naceri, Frédéric Diefenthal, Bernard Farcy
Durée : 1h30
Sortie : 14 Février 2007
Emilien Coutant-Kerbalec (Frédéric Diefenthal) est viré de la Police après avoir libéré par erreur l'ennemi public N°1 Belge. Aidé par Daniel Morales (Samy Naceri) et l'équipe de bras cassés du commissaire Gilbert , il va retrouver sa piste et le traquer.Evolution logique de la série,
Taxi 4 joue la carte de la sur-parodie. Du scénario, gentiment invraisemblable, au jeu des acteurs, outrancier à l'extrême, ce quatrième opus franchit allégrement la ligne du grand n'importe quoi. L'accumulation de gags visuels un peu forcés fini toutefois par provoquer quelques sourires, il suffit juste de trouver à quel niveau de lecture apprécier le film. Mais il faut voir ici un humour proche des toons et faire fi de toute logique.
Comme la bande annonce le laissait présager, le personnage de Bernard Farcy prend le pouvoir et semble encore avoir perdu quelques neurones au passage. Le commissaire Gilbert et son équipe de choc dépassent le cadre de la caricature pour devenir les flics les plus débiles jamais vu sur un écran. L'inspecteur Clouseau, Frank Drebin et le gendarme de St-Tropez peuvent revoir leur copie à la baisse.
Dans le rôle de l'ami de l'ennemi public numéro 1, François Damiens tire bien mieux que les autres son épingle du jeu. Contenant plus ses excès, cet acteur gentiment antipathique que l'on avait déjà pu voir dans
Dikkenek ou
OSS 117 procure au film ses meilleures séquences de comédies.
Frédéric Diefenthal et Samy Nacéri assurent le fil rouge de l'histoire sans y participer activement. Alors que le premier suit poussivement son enquête, le second joue à la nounou et reste sagement à l'arrêt dans son taxi durant les 3/4 du film.
Ce basculement vers la "comédie à tout prix" cache en réalité un manque de budget cruel. Dès la séquence d'ouverture, bien moins impressionnante que celle de
Taxi 3 , le ton est donné. Le film compte au final très peu de cascades et encore moins de voitures pliées. L'habituelle course poursuite, figure imposée de la franchise, n'est même pas au rendez-vous.
Il manque juste les rires enregistrés à cet épisode marseillais pour que l'ensemble gagne en cohérence et nous explique à quel moment frissonner ou encore rire.
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