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Underworld 2 Evolution

La critique d'Excessif

3/5
underworld_2_z2coll L'HISTOIRE : La lutte millénaire que se livrent Vampires et Lycans est sur le point de connaître un tournant décisif...
Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Sélène, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée. Ses véritables ennemis ne sont pas forcément ceux qu'elle croyait. Michael, devenu le premier hybride à la fois vampire et lycan, aimerait se joindre à elle, mais il est incapable de contrôler la part lycan qui fait rage en lui.
Pour chacun d'eux, il est temps de percer le mystère de leurs origines et de la guerre, mais dans cette quête de vérité, ils devront affronter les plus puissants des adversaires, les plus proches aussi...
Plus que jamais, au plus profond des ténèbres, loin du regard des hommes, se joue le sort du monde...
Arrivé en retard sur Blade durant une époque où les dents longues étaient à la mode, le premier opus d’Underworld n’avait pas marqué les esprits malgré une approche originale du mythe qui narrait une guerre millénaire entre vampires et loups-garous. Le second remet le couvert suivant les mêmes codes du film d’action survitaminé. En apparence, un quasi statu quo esthétique et dialectique qui cache néanmoins des ambitions bien mieux maîtrisées. Petite surprise.

UNDERWORLD : EVOLUTION
Un film de Len Wiseman
Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Derek Jacobi, Bill Nighy
Durée: 1h45min
Sortie le 08 Mars 2006

Pour venger son frère William emprisonné à vie par Viktor, le puissant Marcus s’est lancé dans une vendetta personnelle visant à détruire la civilisation vampire. Traqués, Selene et Michael unissent leur force pour contrer Marcus désormais en quête du mausolée de son frère.



Underworld : Evolution est le genre de suite qu’on attend mollement. On sait d’avance en lisant le pitch et en regardant furtivement l’affiche que le film sera une revisite du premier, où scènes d’action et de bravoure seront multipliées selon la règle du « toujours plus » qu’adore appliquer Hollywood, souvent par manque d’imagination, toujours par carence d’ambition. Une règle d’or qui aura malheureusement coûté cher par le passé à de nombreuses licences.

La première qualité d’Underworld : Evolution, c’est que le spectateur lambda ira voir le film sans attente particulière. Le premier souffrait d’un scénario trop fouillis qu’un déluge de scènes d’action plus ou moins maîtrisées avait rendu illisibles. Laissant le souvenir d’un film de genre à la crédibilité tronquée par les errances d’un réalisateur encore inexpérimenté. De fait, Underworld : Evolution n’est pas attendu comme un chef d’œuvre et s’offre donc une confortable place d’outsider…arrivant ainsi à nous surprendre.




Préalablement, la première scène d’action semble mieux orchestrée, plus lisible et surtout capable de nous immerger directement dans l’histoire, puisque celle-ci commence là où le précèdent film s’arrêtait. Combine scénaristique qui évite des présentations trop longues et qui nous plonge sans perdre une seconde dans les couches concrètes de l’histoire. Une intrigue volontairement simplifiée et concentrée qui ne s’embourbe pas comme celle de son aîné dans les méandres d’un scénario qui accusait parfois des pauses narratives trop longues, esquissant des descriptions bancales et inachevées (les origines de la guerre vampires/lycans, auxquelles on ne comprenait rien). L’action est le maître mot de cette suite qui offre une place de choix aux combats dans un déroulement narratif soutenu, construit comme une chasse à l’homme sans répit. Direct, incisif, violent le nouvel opus est tout simplement décomplexé de n’être qu’un spectacle de genre sans addition d’une introspection mythologique anodine. Le film assume ses points forts ; l’action et le rythme. Underworld : Evolution devient une machine bien huilée. Un vrai spectacle à l’énergie communicative. C’est propre et ça marche.



A force de calibrage, on regrettera des références abusivement visibles comme Kate Beckinsale tout de cuir vêtue, qui mime parfois trop distinctement Trinity. Underworld : Evolution est un métrage influencé qui ici et là (Matrix, Indiana Jones…) emprunte pour constituer sa singularité. De même la musique assourdissante conjuguée à une esthétique terriblement appuyée, font du film une puissante machine industrielle, prototype tapageur à la mode. Mais si la réalisation accuse toujours une certaine lourdeur, le spectateur ne boudera jamais son plaisir devant un film qui évite l’écueil de l’épilepsie frénétique. Un résultat à l’écran finalement bien meilleur que celui du premier où la discordance entre un traitement dramatique et une réalisation trop immature faisait chuter des pans entiers de l’histoire dans le pathétique. Une bonne surprise qui à l’instar du scénario prouve que l’équipe a gagné en maturité. Certaines séquences sont particulièrement convaincantes comme le combat sur le camion qui profite d’une bonne utilisation de l’espace, additionné à ce rythme soutenu (et enfin dompté), marque de fabrique du film.

La qualité des effets spéciaux qui laissait auparavant à désirer, s’est logiquement améliorée avec le budget. Même si une poignée d’effets passe juste la limite de l’acceptable au niveau de l’animation, les trucages sont globalement convaincants et les loups-garous (gros problème du précédent) gagnent notablement en « vraisemblance ».



Cette suite n’est pas une révolution. Plus un second jet surfant sur la mode actuelle, mais qui aura retenu les leçons du premier, profitant adroitement de ses meilleurs atouts pour devenir un film d’action efficace. >

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Le verdict des internautes

Total des votes : 2

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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milo 24/03/2011 à 21h51
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