L'HISTOIRE : Tal est une jeune française installée à Jérusalem avec sa famille. A dix-sept ans, elle a l'âge des premières fois : premier amour, première cigarette, premier piercing. Et premier attentat, aussi.
Un film touchant et plein d’espérances
De la difficulté de parler du conflit israélo-palestinien sans s'attirer les foudres d'un camp ou de l'autre... En adaptant librement le roman de Valérie Zenatti, Une bouteille dans la mer de Gaza, Thierry Binisti parvient à le faire presque tout simplement, comme une évidence en s'appuyant sur la rencontre virtuelle d'une jeu ado vivant à Tel Aviv et d'un jeune homme de Gaza. Le réalisateur parvient à dépeindre une vie quotidienne faite de joies, de peines, de contraintes... Et parfois, ce quotidien est perturbé d'un côté par un attentat, de l'autre par une intervention aérienne ou terrestre, un quotidien qui va obligatoirement influer sur le ressenti de l'un ou de l'autre et engendrer des conséquences dans cette relation. Et toute la force du film est là, dans cette volonté de ne pas prendre parti pour un camp ou pour l'autre. Porté par son jeune casting, Agathe Bonitzer en tête, Une bouteille à la mer parvient à démontrer, sans fausse naïveté, que quelque chose est possible, qu'il existe des formes de dialogues, que, malgré toutes les barrières, deux peuples peuvent se parler, se comprendre et même se lier d'amitié. A travers la petite histoire dans la grande, sans user des bons sentiments, le film parvient à nous toucher et délivrer son message d'espoir... tout simplement.
Olivier CORRIEZ
La Taupe et Zarafa parviennent à mobiliser les spectateurs lors des premières séances parisiennes à 14h.