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Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

La critique d'Excessif

2/5
unesemainesurdeux135 L'HISTOIRE : Une famille où l'on ne se sépare pas, où l’on n’a pas deux maisons...
Une famille où sa mère la comprendrait mieux, où son père aurait un peu plus les pieds sur Terre et où son petit frère écolo ne lui reprocherait pas son temps passé sous la douche sous prétexte qu'il n’y aura bientôt plus d'eau sur la planète ...
Cette année là, Léa entre en cinquième.
Tandis que son père et sa mère tentent de reconstruire leur vie, elle va connaître son premier amour, celui qui bouscule les certitudes sur le monde, sur les parents, celui qui fait qu'on n'est plus jamais vraiment le même.
Cette année là, chacun va peu à peu retrouver son équilibre et s’ouvrir aux autres ...
Une déception que sauve la jeune et trop seule Bertille Chabert.

Chaque mois qui passe voit son lot de comédies françaises déferler dans nos salles entres bonnes surprises et œuvres malheureusement manquées. Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) s’impose hélas comme un digne représentant de cette seconde catégorie, en choisissant de traiter a minima et sans génie, l’enfance et les débuts de l’adolescence, un sujet ô combien difficile, à l’aune d’une catégorisation sociologique des moins originales, celle de la famille recomposée. S’entreprend alors une vaine comédie qui rajoute à son manque de surprises, la platitude de son traitement et l’insolente litanie d’une écriture paresseuse et percluse de stéréotypes navrants, notamment dans son abord de la jeunesse d’aujourd’hui.

 

 

Famille traditionnelle, je te hais…

En effet, porté par une écriture d’une rare pauvreté, Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) s’inspire de Diabolo menthe, regarde du côté de La Boum avec quelques décennies de retard et veut s’essayer entre Les Beaux gosses et LOL (laughing out loud) à une comédie familiale perdue entre l’exploration légère des mœurs adolescentes et un achalandage moderne façon Juno. Or, malgré de telles références, toutes plus ou moins assimilées, la réalité qu’il croque sonne faux, des réactions des adolescents en passant par leur phrasé jusqu’au monde scolaire qu’il tente de si piteusement illustrer… Et l’on n’évoquera en rien le domicile paternel ou les rapports des adultes entre eux.

De fait, dépourvu de chair et de crédit, Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) s’effondre par son absence de vraisemblance et ne fait qu’opposer à la piètre et caricaturale représentation de ses situations, le très formaté et clinquant cadre d’une fiction qui se cherche des allures de modernité en essayant de s’intéresser aux nouvelles technologies et à l’évolution outrancière des jeunes d’aujourd’hui.

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En clair, trois constats s’imposent d’eux-mêmes et dressent le tableau de ce qu’il aurait fallu éviter pour que ce film, désireux d’œuvrer dans un tel registre, réussisse à obtenir l’adhésion de son spectateur: ne pas se limiter à des situations déjà vues et trop peu crédibles ; éviter de recourir à des lignes de dialogues si pauvres et ne pas seulement s’appuyer sur une bande son inspirée pour faire jeune. Ainsi, le problème d’Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) n’est pas tant formel et rythmique que profondément scénaristique. Ici, rien ne sonne juste, tout paraît fabriqué à la va-vite, entre schématisme et ramassis de clichés éculés. Et l’ensemble s’avère très loin des voies autrement explorées précédemment par François Truffaut, Louis Malle, Maurice Pialat, Abbas Kiarostami, Diane Kurys ou même Riad Sattouf… De fait, si l’on passera à côté des prestations de ses têtes d’affiche, Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) n’a qu’un seul véritable intérêt, l’impertinente et charismatique Bertille Chabert, sa jeune actrice.

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  • unesemainesurdeux_haut
    Dossier Interview
    Une Semaine Sur Deux : Interview Graine De Star21 juillet 2009 - 0 commentaires

    Attention surdouée !! À 14 ans, Bertille Chabert s'offre des débuts ciné très remarqués dans le nouveau film d'Ivan Calbérac, Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires), une comédie ...

Le verdict des internautes

Total des votes : 6

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