L'HISTOIRE : Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari, un homme psychologiquement instable... Une histoire universelle traitée avec finesse et un réel sens de la narration
Le cinéaste iranien Asghar Farhadi s’était fait remarquer en France avec son précédent film, A propos d’Elly, un drame poignant sur une bande de jeune iraniens qui passent des vacances à la mer et se retrouvent à devoir gérer la mystérieuse disparition de l’un d’entre eux.
Avec Une séparation, son nouveau film, le réalisateur iranien nous plonge dans un univers urbain, celui de Nader, père fraichement célibataire qui jongle entre sa fille, son père malade et son travail. Il décide alors de recruter une aide soignante pour veiller sur son père. Mais lorsque Nader rentre un jour et retrouve ce dernier attaché à son lit dans l’appartement vide, il la licencie sèchement. Il est alors loin d’imaginer qu’il vient de mettre le doigt dans un engrenage judiciaire inextricable.
Dans Une séparation, un conflit ordinaire se transforme en une question d’honneur entre familles ennemies. Sans jamais prendre parti et avec un souci du détail impressionnant, le réalisateur fait monter la tension de manière constante. Doté d’un casting pour le moins convaincant, cette fable universelle et réaliste captive de bout en bout.
David Rich
La rédaction décerne ses trophées de cinéma pour le mois de Juin 2011 : X-Men le commencement, Une séparation...