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Volt, star malgré lui

La critique d'Excessif

4/5
bolt_vign23 L'HISTOIRE :

Volt est la star d'une série télévisée où chaque épisode le voit sauver Penny, une petite actrice qui l'a adopté il y a quelques années. Toujours sur le qui vive, prêt à affronter le danger le plus menaçant pour protéger sa belle, il fait preuve d'un courage hors normes. Mais quand les caméras s'arrêtent, le chien préféré d'Hollywood est persuadé que les méchants n'ont pas de repos et que ses supers pouvoirs sont réels. Lorsqu'il se retrouve par erreur à l'autre bout du pays, Volt va être confronté à l'expérience du monde réel et devra parcourir le pays à la recherche de Penny. Il fera la rencontre de Mittens, une chatte maline, terreur des pigeons et Rhino, son fan numéro 1 qui connaît toutes les péripéties télévisuelles du chien justicier par coeur. C'est le début d'une grande aventure, pleine de promesses et de dangers...

Préparez-vous à être électrisé !

Volt, star malgré lui marque un tournant important pour la firme aux grandes oreilles. Depuis la fusion entre Pixar et les studios Disney, John Lasseter a pris le pouvoir et a apporté son génie dans les projets des deux firmes avec en point de mire, une volonté d’harmonie entre les deux géants. Producteur exécutif sur ce long métrage d’animation, l’homme a donc beaucoup de travail mais il se pourrait bien qu’il réussisse son double pari : rester fidèle à l’incroyable maestria artistique qui émane des métrages Pixar tout en revalorisant ceux de Disney qui a perdu de sa superbe depuis quelques années. Volt, héros malgré lui sonne t’il comme les prémices d’un futur engouement majeur ?




Chicken Little (2005) et Bienvenue chez les Robinson (2007) avaient mis en lumière les lacunes scénaristiques de Disney qui voulait à tout prix rattraper son retard sur ses concurrents qui engrangeaient bonnes critiques et dollars. Même si ces métrages étaient éminemment sympathiques, la course à la 3D avait quelque peu occulté le reste. Il faut croire que le studio a de la ressource et a su entrevoir un avenir meilleur sous la houlette du co-créateur de Pixar. Volt résonne comme une première victoire car il va falloir le marteler : c’est le meilleur film d’animation de Disney depuis Lilo et Stitch.

 

D’abord, il y a un grondement surpuissant. Une des plus grandes scènes d’action / SF qu’il ait été donnée de voir dans un dessin animé. Une introduction qui rappelle le meilleur des frères Wachowski tout en singeant habilement les tics formels des créateurs de Matrix. Cinq premières minutes qui jouent dans la cour des grands avec la furie des courses poursuites et un savoir faire qui ne manque pas de panache. Le tout emballé par la partition électro-pop d’un John Powell en plein dans son élément, entre ses partitions pour la trilogie Jason Bourne et Robots. Ensuite, et c’est là la grande force du film, le rythme ne faiblit jamais. Le parcours initiatique de notre héros canin est semé d’embûches new-yorkaises, de pigeons à la mémoire de poisson rouge, de train lancé à grande vitesse et de hamster jovial. Volt se confronte à l’inconnu. Il connaît la faim, les blessures et l’amitié. Sans temps mort.
Chris Williams (scénariste du génial Kuzco, L'Empereur Mégalo) et Byron Howard orchestrent donc un savant mélange d’action, d’humour et n’en rajoutent jamais dans la naïveté praline, même au détour d’une séquence émotion et en chanson (le très country Barking At The Moon interprété par Jenny Lewis). L’empathie pour Volt est immédiate et les personnages secondaires bénéficient d’une caractérisation très réussie. Rhino, le hamster se déplaçant dans sa bulle en plastique, pourrait vite devenir le personnage préféré des spectateurs (au risque de voler la vedette à la star canine). Mittens se pose quant à elle en contrepoint parfait du héros totalement désorienté. Elle fera office de guide, bravant avec lui les risques du bitume ou de la campagne américaine.

 

Par ailleurs, l’animation atteint non seulement des sommets dans les mouvements (il faut voir la mobilité des pigeons ou de Rhino dans sa bulle !) mais également dans son univers graphique. Les créateurs ont eu le bon goût de faire baigner les différentes ambiances d’arrières plans dans des tons pastel rétro qui donnent un charme fou à l’ensemble du métrage. En somme, une alliance d’originalité formelle et de maîtrise technique au service de qualités d’écriture indéniables.

 

L’ombre de John Lasseter plane sur ces deux industries à rêve qui se tiennent désormais la main. S’il faut rendre à César ce qui appartient à Pixar, le dernier opus de Disney s’impose tout de même en sérieux concurrent ou au moins en cousin germain. S’il ne peut prétendre à devenir un classique, Volt, star malgré lui s’impose tout de même comme un divertissement majeur qui n’a pas à rougir devant les plus mémorables réussites du célèbre studio d’animation. C’est déjà beaucoup.

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Les notes des internautes

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