La critique d'Excessif

5/5
walle_cinefr L'HISTOIRE : Découvrez la plus belle et la plus drôle histoire d’amour de tout l’univers !

Faites la connaissance de Wall E (prononcez « Walli ») : Wall E est le dernier être sur Terre et s’avère être un… petit robot !
700 ans plus tôt, l’humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre.
Mais au bout de ces longues années, Wall E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité ... Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul…
Cependant, sa vie s’apprête à être bouleversé avec l’arrivée d’une petite « robote », bien carénée et prénommée Eve. Tombant instantanément et éperdument amoureux d’elle, Wall E va tout mettre en œuvre pour la séduire. Lorsqu’Eve est rappelé dans l’espace pour y terminer sa mission, Wall E n’hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite… Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie… Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l’univers et vivre la plus fantastique des aventures !
On vous l’avait dit, c’était écrit... Wall-E devait être LE film de 2008. Et ça n’a pas loupé. Une fois de plus, Pixar fait des miracles avec ce récit de science-fiction aussi romantique que burlesque directement inspiré des classiques de Buster Keaton et empruntant l’épure parfaite du chef d’oeuvre de Kubrick, 2001... Accumulant les paris artistiques d’une rare ambition, prenant des risques à chaque seconde et révolutionnant tout bonnement l’art de l’animation digitale, Wall-E est un concentré de pur plaisir et de simplicité. Derrière la prouesse technique se cache alors une délicate réfélexion sur l’avenir de l’être humain, une histoire d’amour intergalactique et une profonde méditation écolo. Emouvant, drôle et d’une incroyable splendeur visuelle... Wall-E, meilleur film de 2008 ? Y a des chances...

WALL-E
Un film de Andrew Stanton
Durée : 1h37
Date de sortie : 30 Juillet 2008

WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie est bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote, EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite...

Woody, Nemo, Rémy, Buzz, Sully ou Tilt… Autant de personnages qui ont créé une mythologie Pixar et ont humblement transformé la planète du cinéma d’animation. Ils sont nombreux à nous avoir fait rire, à nous avoir émus aux larmes et même à nous donner une irrépréssible envie de manger de la ratatouille. Mais jamais vous n’avez rencontré un être comme Wall-E... Ne cherchez pas loin, vous allez instantanément tomber amoureux de cet être hybride à mi-chemin entre E.T et R2D2. Sensible, drôle, intelligent, curieux, mignon et terriblement attachant, ce petit robot est le héros d’une aventure incroyable dépassant toutes les avancées technologiques et revenant pourtant aux bases du cinéma : le langage de l’image... Le pari était de taille : mettre en scène un scénario quasiment muet et prendre pour personnages principaux deux êtres dont les capacités de dialogue se résument à pouvoir s’échanger leurs noms.


On retourne alors aux premiers chefs d’oeuvres du cinéma, à l’humour burlesque de Keaton et au romantisme exacerbé de Chaplin, à travers une première demi-heure d’une simplicité effarante où une rencontre improbable va unir deux robots diamétralement opposés et si complémentaires. Vieux et salle comme un Charlot hailloneux courant après sa promise et athlète hardi comme un Buster se battant contre vents et marées, Wall-E déploie une énergie aussi communicative que bouleversante pour que la jolie Eve tombe amoureuse. Comme annoncé il y a plusieurs mois, la première partie du film est intégralement muette (deux personnages ont la parole, ils arrivent au bout de 45 minutes et restent secondaires) et simplement ponctuée d’extraits du film Hello Dolly et d’une bande originale à tomber (Louis Armstrong entre autres...) et comme si cela ne suffisait pas, Pixar prend également le pari d’offrir à son film une dimension sociale, politique et écologique d’une forte actualité !

Lorgnant dans sa suite vers un 2001 sous acides où les robots qui déconnent se mettent à maquiller n’importe quoi, à nettoyer tout ce qui bouge et à monter des congrégations rebelles contre les robots « clean », Wall-E s’engage dans un récit d’aventure parfaitement maîtrisé après nous avoir émoustillés par sa tendresse romantique dans un premier temps. Alors on y va à fond, on se passionne pour cette quête insolite de l’amour et cette profonde réflexion sur l’avenir de l’espèce humaine. Traversant la galaxie, Wall-E se retrouve en effet dans un vaisseau mère où se trouvent des humains absorbés par les écrans de télé, nourris à la paille et ne créant que des liens virtuels. Etablissant une violente critique de la société de consommation et s’élevant contre le mercantilisme exacerbé, l’oubli des principales activités vitales au profit du simple confort de l’esprit et du corps, le film prend une tournure étonnante et se teinte d’un vrai message écolo. Profondément amoureux de cette galerie de petits robots, tous aussi géniaux et mignons les uns que les autres, prêts à rendre service dans les moindres circonstances, le film n’oppose jamais passé et présent et préfère accorder les deux pour construire un futur prometteur.


A l’instar de Cars, Toy Story ou Ratatouille, les studios Pixar conservent cette notion de rencontre inter-générationelle afin de mieux l’exploser et y apposer leur précieux optimisme. Le monde qui se cache derrière les grands yeux de l’usine Pixar est un monde conscient de ses limites cherchant à se perfectionner, entièrement voué au bonheur de son prochain et littéralement amoureux de l’homme dans toutes ses faiblesses. Car derrière tous ces robots, ces peluches, ces animaux, ces insectes ou ces jouets se dissimulent des attentions typiquement humaines, des questionnements sur la vieillesse, l’héritage familial, l’avenir de nos enfants, notre tendance à l’auto-destruction et notre peur de la nouveauté. Les créateurs de Wall-E nous offre une fable écolo cumulant les idées éclairées de scénario et servie par une mise en scène particulièrement étonnante où le sentiment constant d’une présence humaine derrière la caméra se fait ressentir.

Intimiste puis universel, bouleversant les codes du cinéma d’animation du nouveau millénaire en revenant à l’essence du geste et de l’art cinématographique, révélant une véritable sensibilité de la part de ces créateurs de génie, le cru Pixar 2008 est certainement l’un des meilleurs, si ce n’est... Nous n’irons pas plus loin tant le studio semble se surpasser chaque année. Alors on lance les paris. LE film de 2009 ? Up (Là-haut) de Bob Peterson et Peter Docter. En attendant, c’est donc Wall-E qui vous fera décoller. Très haut...

Kevin Dutot

Galerie photos pages suivantes...







Mag : plus d'actu sur Wall.E

Le verdict des internautes

Total des votes : 8

Les notes des internautes

  •  
    Scénario
  •  
    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

Les meilleures critiques

logAudience