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Whatever Lola Wants

La critique d'Excessif

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whatever_lola_cinefr L'HISTOIRE : Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la Poste en rêvant d’une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme il l’entend. C’est par lui que Lola découvre l’histoire d’Ismahan, star de la danse orientale, véritable légende au Caire.

Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack.
L’idylle tourne rapidement court quand Zack prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le suivre, sous les yeux effarés de Youssef.

Arrivée au Caire, déçue par l’accueil de la famille de Zack autant que par l’attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan.
Troisième long-métrage du réalisateur Nabil Ayouch, Whatever Lola Wants est une jolie comédie visant toujours un peu plus loin que le simple bout de son nez. Jouant subtilement sur différents tableaux et porté par un joli duo d’actrices, le film peine parfois à trouver son ton et son rythme mais réserve cependant de très beaux moments. Clairement divisé en deux parties distinctes, le long-métrage peine à démarrer avec une introduction longue et périlleuse aux accents écculés de comédie romantique new-yorkaise jusqu’à finalement trouver son envol lors d’une quête initiatique pas comme les autres... Une bonne surprise.

WHATEVER LOLA WANTS
Un film de Nabil Ayouch
Avec Laura Ramsey, Assaad Bouab, Achmed Akkabi, Carmen Lebbos
Date de sortie : 16 avril 2008


Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la Poste en rêvant d'une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien installé à New York pour y vivre comme il l'entend. C'est par lui que Lola découvre l'histoire d'Ismahan, star de la danse orientale, véritable légende au Caire.Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack. L'idylle tourne rapidement court quand Zack prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le suivre, sous les yeux effarés de Youssef. Arrivée au Caire, déçue par l'accueil de la famille de Zack autant que par l'attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan...

Le projet Whatever Lola Wants fait partie de ces oeuvres hybrides à l’identité un peu floue... Cette production franco-canadienne, tournée en anglais, se situant à New York puis en Egypte, a été réalisée (entre autres) au Maroc et mise en scène par un franco-marocain : on s’y perdrait. Le passeport de l’équipe de tournage est désormais bien rempli en coups de tampons mais le melting-pot artistique semble avoir eu un effet plutôt positif sur le résultat final. En effet, si l’on fait abstraction des vingt premières minutes du film qui introduisent de manière très maladroite et assez catastrophique son intrigue et ses personnages, le long-métrage prend ensuite une tournure suprenante et bien plus intelligente que ce que son mauvais départ promettait ! Bref, passée l’idylle vaguement romantique entre l’américaine nunuche et le bel égyptien, nous entrons dans la chair du film : l’épanouissement et la quête initiatique d’une jeune danseuse.


C’est donc en Egypte, et plus précisément au Caire, que Lola, interprétée par l’excellente et inattendue Laura Ramsey, va prendre son envol et commencer à réaliser un rêve enfoui : apprendre la danse orientale. A première vue, le scénario ne promet pas monts et merveilles mais c’était sans compter sur l’habileté et la délicatesse progressive de l’écriture. C’est ainsi qu’une jolie rencontre va soudainement offrir au film une dimension inespérée en créant une histoire d’amitié forte et puissante entre une prof et son élève. Révélant peu à peu les forces et les faiblesses des deux femmes, l’oeuvre se permet de très jolis instants de séduction et de tension entre ses protagonistes que tout oppose et qui vont finalement apprendre à se connaître pour construire une solide confiance.


Traitant en filigrane et assez finement du statut de l’épouse en Egypte et des carcans encore trop rigides d’une morale sournoise et hypocrite, Whatever Lola Wants est avant tout un beau portrait de femmes... Le choc des cultures ne tombe jamais dans les clichés et se targue au passage d’un message de tolérance et de partage toujours bienvenu en ces temps de communautarisme. Notons ainsi la prestation de la comédienne Carmen Lebbos (Ismahan, la grande danseuse) qui ré-apprend peu à peu à s’ouvrir aux autres, à dévérouiller sa porte et laisser la lumière du jour pénétrer sa maison... Une renaissance toute en douceur, délicate et qui offre au long-métrage de belles émotions, simples et sincères.


Si l’on regrettera un certain manque de liberté et d’ambition lors des passages chorégraphiques, un brin trop courts et parfois desservis par une mise en scène désoeuvrée, on appréciera néanmoins l’élégance et la pudeur du réalisateur lors de passages tout en retenue et mesurés. Ainsi les émotions surgissent au gré d’un regard, d’un mot, d’un sourire, d’un mouvement de hanches et permettent à Whatever Lola Wants de se conclure habilement. Bref, cette jolie surprise, tendre et délicate s’arme de temps à autres de petits instants de comédie enjouée afin de former un ensemble harmonieux et naturel... Désormais, tout ce que l’on souhaite pour Lola, c’est de trouver son public.

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  • lola_wants_haute
    Preview
    Lola Wants A Dvd28 novembre 2008 - 0 commentaires

    Sorti en catimini, Whatever Lola Wants a fait une toute petite carrière en salles malgré d'évidentes qualités. Après une semaine d'exploitation, le film de Nabil Ayouch n'a réuni qu'un peu plus de 38 ...

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