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World Invasion : Battle Los Angeles

La critique d'Excessif

3/5
Affiche préventive du film World Invasion : Battle Los Angeles L'HISTOIRE : Santa Monica, aux abords de Los Angeles. Des extra-terrestres surgissent subitement au-dessus de la ville et commencent à tout détruire. L'armée est alors envoyée en plein dans la Cité des Anges pour contrecarrer cette invasion. La bataille pour la survie de l'humanité peut commencer...
Une guerre moderne, sans le vert des lasers mais avec le rouge du sang et le noir du désespoir.

Los Angeles. Ses buildings, autrefois symboles de la grande puissance des Etats-Unis, sont désormais des cadavres parmi les gravas, la poussière et la fumée d'une ville devenue un vaste champs de bataille. Auparavant, les néons les illuminaient. Maintenant, ce sont les flammes des explosions. Ce spectacle, aussi morbide qu'ahurissant, est orchestré par Jonathan Liesbesman qui, caméra à l'épaule, suit un groupe de Marines mené par les charismatiques Ramon Rodriguez (un major de promo berné par ses illusions) et Aaron Eckhart (un vétéran à la réputation ternie par un dossier loin d'être exemplaire), deux soldats impuissants puis déterminés. Faibles puis forts. Désemparés puis courageux. Face à eux, des aliens bio-mécaniques aux origines mystérieuses, avec un but net et précis : la colonisation. Pour autant, World Invasion : Battle Los Angeles s'apparente plus à une vraie guerre moderne (Green Zone, Le Royaume) qu'à une simple invasion extraterrestre (Independence Day). Il y a la nervosité et le réalisme d'un Paul Greengrass, avec ce sentiment d'affronter l'inconnu en sus. Moins de soucoupes volantes déversant leur apocalypse. Pour plus de rixes urbaines, entre humains et machines, où les grenades et les balles se confondent avec les armes technologiques et galactiques. Jonathan Liebesman déverse son Armageddon, sans le vert des canons lasers... avec le rouge du sang et le noir du désespoir.

World Invasion : Battle Los Angeles de Jonathan Liebesman
En temps de guerre, il y a toujours des héros qui naissent, redonnent du baume au cœur et portent en eux la croyance inébranlable en un avenir meilleur. Et des héros, Dieu sait qu'il y en dans World Invasion : Battle Los Angeles. Car non content de nous servir des affrontements violents, impressionnants et rythmés, Jonathan Liebesman nous brosse un portrait policé des soldats américains. Sans patriotisme exacerbé. Mais sans nuance non plus. Les symboles - dévouement, sens du sacrifice, loyauté - et les discours pompeux qui en découlent sont donc là et s'invitent au gré des moments plats, chargés de faire la jonction entre chacune des rixes. Au final, la psychologie n'est pas le point fort de World Invasion : Battle Los Angeles, lequel n'arpente pas non plus les chemins du politique, à la manière de l'excellent District 9. Déshumanisant et déshumanisé, il préfère mitrailler comme un M16 et faire du bruit  comme une kalachnikov. Et pour se débarrasser de viles créatures, il vaut mieux être bien armé...

 

Maxime CLAUDEL

Le verdict des internautes

Total des votes : 207

Les notes des internautes

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    Scénario
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    Réalisation
  •  
    Acteurs
  •  
    Musique

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hasgarn 21/03/2011 à 09h57
darzuul 20/03/2011 à 18h12
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