L'HISTOIRE : Depuis que sa femme l'a quitté, il y a trois ans de cela, Carl Allen a proscrit tout positivisme de son comportement et passe ainsi son temps à dire "non". A ses amis, aux clients de la banque où il travaille, aux gens qui lui demandent de l'aide... Non, non et toujours non, au point qu'il se replie de plus en plus sur lui-même et semble bien parti pour rester définitivement vissé sur son canapé, à regarder des DVD. Pourtant, suite à une rencontre avec une ancienne connaissance, il est introduit dans les séminaires d'une sorte de gourou de la pensée positive, qui va prendre Carl à part et lui faire promettre de ne plus jamais dire autre chose que oui, oui et toujours oui. Ayant un peu de mal à s'adapter au départ à ce nouveau mode de vie, Carl va néanmoins très vite s'apercevoir de toutes les bonnes choses que cela peut lui apporter : une nouvelle copine, une promotion, un sentiment d'exaltation prolongée... Mais même si "non" n'est pas une réponse, "oui" doit-elle vraiment être la seule ?
Une hilarante comédie

Qui se rappelle ainsi des scènes dégoulinant de bons sentiments de Menteur Menteur ou bien de la propension de Bruce Tout-Puissant à n'effleurer qu'à peine les possibilités de son sujet pourra avoir quelques craintes quand on lui présente Yes Man, toutes ces comédies fonctionnant sur le même schéma et visant toutes un public le plus large possible. Des éléments qui ne vont pas tellement en sa faveur sauf que, très vite, nous nous apercevons que le ton familial et gentillet tant redouté n'a heureusement pas cours ici. Non pas qu'ils aient été jusqu'à se passer de la morale finale, il ne faut quand même pas exagérer, mais il y a eu en fait un glissement des enjeux narratifs et, en lieu et place d'une comédie familiale, c'est donc plutôt à une comédie romantique à laquelle nous avons affaire. Ce qui n'est pas forcément mieux mais, dans ce cas-ci, nous profitons du savoir-faire en la matière du réalisateur Peyton Reed, qui l'a déjà abordé à plusieurs reprises et cela de façon bien moins guimauve que ce que l'on peut voir d'ordinaire. Si l'on peut donc bien retrouver un peu de l'attitude du "yes man" dans la façon qu'il a par exemple de laisser le scénario faire grossièrement de la publicité pour d'autres productions de la Warner (Harry Potter et 300 en tête), son expérience sur des longs-métrages comme La Rupture et Bye Bye Love se révèle des plus payantes, et la romance de son nouvel effort se fait alors sans accroc, sans mélodrame excessif qui pourrait se montrer rébarbatif pour une large tranche des spectateurs. D'autant que la sensibilité qu'il s'est forgé sur de tels films l'aide fortement à ce que ses héros restent toujours sympathiques, même dans leurs erreurs et errements, épaulé en cela par des acteurs au top de leur forme.



L'acteur comique le plus talentueux de sa génération au faciès élastique et au corps dégingandé est de retour...