L'HISTOIRE : Daniel a 34 ans et travaille dans un centre social à Séville où il fait la connaissance de la jeune et indépendante Laura. Leur amitié se fait instantanément. Mais Daniel est différent... et cette amitié devient l'objet de toutes les attentions au travail et dans leurs familles. La situation ne manque pas de se compliquer quand Daniel tombe définitivement amoureux de Laura. Refusant de se plier auxTouchant et pertinent
En découvrant cette œuvre des cinéastes espagnols Álvaro Pastor et Antonio Naharro, fondée sur l'histoire bien réelle de son acteur principal, Pablo Pineda, premier étudiant trisomique européen à avoir obtenu un diplôme universitaire, difficile de ne pas penser au Huitième jour de Jaco Van Dormael. Mais, si le film du réalisateur belge use d'artifices poético-mortifères convenus et misérabilistes, inhérents à bon nombre de métrages abordant le handicap, Yo, también, quant à lui, tient le pari louable d'être du côté de la vie et de la comédie : Daniel, conscient de sa différence, est un bon vivant souhaitant connaître ses premiers émois sexuels et l'amour auprès de sa collègue de bureau.
Loin de toute poésie ou symbolisme de bazar, ce film à l'atmosphère parfois « réaliste », interprété par un couple d'acteurs complices, nous parle avec simplicité de la sexualité et des droits contraignants des trisomiques. Malgré quelques longueurs et maladresses propres aux premières œuvres, Yo, también se révèle au final particulièrement touchant et pertinent.
Stéphane CAILLET
Comme attendu, Inception de Christopher Nolan s'impose très largement aux premières séances parisiennes avec plus de 5.200 entrées.