L'HISTOIRE : Yuki, neuf ans, est une petite fille née d'une mère japonaise et d'un père français. Nina est sa meilleure amie, elles passent leurs journées de vacances à jouer ensemble et la mère de celle-ci, divorcée, propose à Yuki de les suivre quelques jours dans le Sud. Mais Yki apprend soudainement que ses parents vont divorcer et que sa mère souhaite qu'elle la suive au Japon. Les deux fillettes ne veulent pas être séparées et projettent un temps de réunir les deux adultes réfractaires mais devant leur échec, elles décident finalement de fuguer. Les deux gamines se retrouvent perdues dans une étrange forêt.
Le film brille par sa simplicité et sa poésie confrontant le monde de l’enfance à celui des adultes
Réalisé à quatre mains par Hippolyte Girardot et Nobuhiro Suwa, le film brille par sa simplicité et sa poésie confrontant le monde de l'enfance à celui des adultes. Entre le décor de la ville, rationnel et celui de la forêt, plus fantasmatique, s'opère un glissement progressif étonnant. Entre une France urbaine et un Japon des campagnes, c'est la double nationalité du métrage qui s'exprime, à l'image de ce couple coinçant leur petite fille entre deux cultures. Mais là où ces grandes personnes se déchirent, le film offre à la fillette un étonnant refuge entre réalité et rêve éveillé. Pour Yuki, la France, sa ville et Nina sont des réalités qu'elle ne désire pas quitter ou laisser derrière elle. Le Japon lui est inconnu et sa plus grande peur est d'y être seule. S'ensuit alors une étonnante scène dans la forêt qui s'offre comme une préfiguration de sa vie dans l'Archipel.
Hippolyte Girardot revient dans les détails sur sa collaboration fructueuse avec le cinéaste japonais Nobuhiro Suwa. Une rencontre étonnante entre deux cultures...