L'HISTOIRE : Maltazard a déclaré la guerre aux Hommes. Mais Arthur veille. Bien que coincé au Pays des Minimoys, le jeune garçon n'a pas dit son dernier mot et semble même être le seul à pouvoir s'y opposer. Aidé de Sélénia, Bétamèche et Darkos, voici son ultime aventure...
Le meilleur (et ultime) volet des aventures d'Arthur au pays des Minimoys !

Une suite à la hauteur de nos attentes
Arthur et la Vengeance de Maltazard avait laissé bon nombre de spectateurs sur leur faim, par son ensemble d'une très faible consistance, mais aussi et surtout un « dénouement » beaucoup trop ouvert. Voilà donc LA conclusion tant attendue. Et le résultat devrait sans nul doute combler l'impatience voire le dégoût de certains inconditionnels. Tout d'abord, l'intrigue ne se compose d'aucun temps mort. Le cinéaste alterne brillamment scène d'action et d'humour avec le talent qu'on lui connait. Par ailleurs, les rebondissements ne manquent pas, les personnages trouvent enfin un développement à la hauteur de ce qu'ils méritent (notamment en ce qui concerne la fameuse mère d'Arthur) et le spectacle se révèle être au rendez-vous (une armée de moustiques géants, dit « séides », effrayants à souhait). Bien sûr, ce n'est pas aussi violent que Léon, aussi poétique que Le Grand Bleu ou aussi sensationnel (d'un point de vue visuel) que Le Cinquième Elément, mais le charme opére. Indéniablement. Ainsi, les enfants s'en délecteront avec un réel plaisir. Quant aux plus âgés, ce film devrait leur rappeler, qu'un jour, eux aussi ont eu huit ans. Un piqûre parfois non négligeable...
Et après ?
Luc Besson met un terme à son épopée, après plus de dix années de travail. Quel que soit l'avis de tout un chacun au sujet de son oeuvre, Arthur et les Minimoys (l'homme considère les trois épisodes comme un seul et même long métrage) aura non seulement marqué l'Histoire de l'animation sur le territoire français, mais aussi à l'étranger. Une brillante avancée, donc, prometteuse quant à l'avenir. Il est en effet à peu près acquis de voir le genre se développer au sein de nos productions, et ce, pour notre plus grand bonheur. Fort de son succès, Besson aura depuis participer au financement de projets divers et excitants, à l'instar de La Mécanique du coeur ou d'Un Monstre à Paris. Ne serait-ce que pour cela, la saga Arthur mérite un certain égard... A l'arrivée, chaque génération devrait y trouver son compte. D'avance merci, Monsieur Besson.
Gilles BOTINEAU
Les étoiles des rédacteurs sur les films de la semaine : Arthur 3 - La guerre des deux mondes, The social network, Elle s'appelait Sarah, La vie au ranch...