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Critique Nord

    La critique d'Excessif

    3/5
    L'HISTOIRE :

    Jomar Henriksen est un ancien skieur professionnel qui se détruit à petit feu. Il exècre son travail d'employé sur les pistes de ski, ne faisant rien d'autre que fumer, boire et regarder la télévision. Son quotidien triste et morne va basculer lorsque l'un de ses vieux amis se présente chez lui et lui annonce qu'il est le père d'un enfant qui vit avec sa mère dans le nord du pays. Jomar quitte son travail et se lance dans un long périple en motoneige. Ce voyage à travers la Norvège va être ponctué de rencontres étonnantes et insolites...
     
    Parcours rédempteur d'un dépressif
    Avec Nord, le jeune cinéaste Rune Denstad Langlo décrit le parcours initiatique de Jomar, un dépressif qui cherche à se débarrasser de ses vieux démons qui le rongent depuis bien trop longtemps. N'ayant pas la moindre attache affective, l'opportunité de fonder une famille et de découvrir les joies de la paternité s'impose à Jomar comme un choix salvateur à sa condition humaine. Ce chemin à travers le désert blanc de son pays prend des allures de cure «anti-dépressive» face à ses déviances d'autodestruction. C'est avant tout à la rencontre d'autrui qu'il va peu à peu reprendre confiance en lui. L'éventualité de construire une famille avec cet enfant dont il ignorait l'existence le réconforte dans son amour pour la vie. Dans ce dessein, il cherche à faire la paix avec son passé, dépasser sa dépression pour mieux aller de l'avant et reprendre sa vie à bras le corps.

     

    Nord


     
    Ils sont fous ces Norvégiens
    Pour incarner Jomar, Anders Baasmo Christiansen nous offre une interprétation saisissante. Tout en finesse, son jeu réussit à montrer l'humanité blessée qui met en crise son personnage. La manière dont il retrouve foi en son prochain au fur et à mesure de ses rencontres est traitée avec un humour à froid saisissant. La galerie de personnages rencontrés est toute aussi singulière et baroque. En effet, ils ont l'air plus vrais que nature, car ce sont en majorité des acteurs non professionnels qui jouent leur propre rôle, à l'image de l'ermite octogénaire de la tribu des Sámi. L'autre élément essentiel qui procure au film un cachet esthétique particulier est évidemment représenté par les paysages enneigés de la Norvège. À la fois fascinante, mais aussi diablement dangereuse, la nature sauvage des immenses plaines norvégiennes joue un rôle à part entière, contraignant le plus souvent Jomar à s'en méfier et prendre conscience qu'il peut perdre la vie au moindre faux pas.
     
    Le plus marquant reste encore l'approche foncièrement dépressive des personnages, qui brise l'imagerie véhiculée par les médias selon laquelle la Norvège et ses habitants feraient partie des Européens les plus sains de corps et d'esprit. Or, l'isolement et la rudesse du climat contribuent immanquablement à instaurer une atmosphère délétère et morne. Comme un joli pied-de-nez poétique, plus Jomar monte vers le nord, plus il rencontre des individus isolés, plus naît de ces rencontres impromptues une richesse humaine salvatrice sous forme de quête d'identité.

     

     

    Gwenael TISON

    une richesse humaine salvatrice

    Jomar Henriksen est un ancien skieur professionnel qui se détruit à petit feu. Il exècre son travail d'employé sur les pistes de ski, ne faisant rien d'autre que fumer, boire et regarder la télévision. Son quotidien triste et morne va basculer lorsque l'un de ses vieux amis se présente chez lui et lui annonce qu'il est le père d'un enfant qui vit avec sa mère dans le nord du pays. Jomar quitte son travail et se lance dans un long périple en motoneige. Ce voyage à travers la Norvège va être ponctué de rencontres étonnantes et insolites...
     
    Parcours rédempteur d'un dépressif
    Avec Nord, le jeune cinéaste Rune Denstad Langlo décrit le parcours initiatique de Jomar, un dépressif qui cherche à se débarrasser de ses vieux démons qui le rongent depuis bien trop longtemps. N'ayant pas la moindre attache affective, l'opportunité de fonder une famille et de découvrir les joies de la paternité s'impose à Jomar comme un choix salvateur à sa condition humaine. Ce chemin à travers le désert blanc de son pays prend des allures de cure «anti-dépressive» face à ses déviances d'autodestruction. C'est avant tout à la rencontre d'autrui qu'il va peu à peu reprendre confiance en lui. L'éventualité de construire une famille avec cet enfant dont il ignorait l'existence le réconforte dans son amour pour la vie. Dans ce dessein, il cherche à faire la paix avec son passé, dépasser sa dépression pour mieux aller de l'avant et reprendre sa vie à bras le corps.

     

    Nord


     
    Ils sont fous ces Norvégiens
    Pour incarner Jomar, Anders Baasmo Christiansen nous offre une interprétation saisissante. Tout en finesse, son jeu réussit à montrer l'humanité blessée qui met en crise son personnage. La manière dont il retrouve foi en son prochain au fur et à mesure de ses rencontres est traitée avec un humour à froid saisissant. La galerie de personnages rencontrés est toute aussi singulière et baroque. En effet, ils ont l'air plus vrais que nature, car ce sont en majorité des acteurs non professionnels qui jouent leur propre rôle, à l'image de l'ermite octogénaire de la tribu des Sámi. L'autre élément essentiel qui procure au film un cachet esthétique particulier est évidemment représenté par les paysages enneigés de la Norvège. À la fois fascinante, mais aussi diablement dangereuse, la nature sauvage des immenses plaines norvégiennes joue un rôle à part entière, contraignant le plus souvent Jomar à s'en méfier et prendre conscience qu'il peut perdre la vie au moindre faux pas.
     
    Le plus marquant reste encore l'approche foncièrement dépressive des personnages, qui brise l'imagerie véhiculée par les médias selon laquelle la Norvège et ses habitants feraient partie des Européens les plus sains de corps et d'esprit. Or, l'isolement et la rudesse du climat contribuent immanquablement à instaurer une atmosphère délétère et morne. Comme un joli pied-de-nez poétique, plus Jomar monte vers le nord, plus il rencontre des individus isolés, plus naît de ces rencontres impromptues une richesse humaine salvatrice sous forme de quête d'identité.

     

     

    Gwenael TISON

    Le verdict des internautes

    Total des votes : 6

    Les notes des internautes

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      Scénario
    •  
      Réalisation
    •  
      Acteurs
    •  
      Musique

    Les meilleures critiques

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