
Sacha Guitry a 31 ans lorsqu’il écrit, en 1916, soit en pleine guerre, la pièce Faisons un rêve, qu’il adapte lui-même au cinéma en 1936. L’intrigue, on s’en doute, reprend le canevas classique brodé autour du désopilant trio de Boulevard : le mari, la femme et l’amant. Situations vaudevillesques, caractères outrés, incontournables bons mots auxquels le nom de l’auteur reste associé, tout y est pour faire de cette nouvelle variation conjugale dans la bourgeoisie, l’honnête divertissement à la papa qu’on imagine.
