
Situé entre la Chine, l’Australie et l’Antarctique, le Groland se divise en quatre contrées principales : Le Groland-du-Haut, le Groland-du-Bas, le Groland-de-Côté et le Groland-de-l’autre-Côté. Les Grolandais y vivent harmonieusement, dans une atmosphère de froide pisse fleurant bon la campagne. Au Groland, les vieux meurent, les jeunes n’ont pas d’avenir, et le bistrot remplace la machine à café. Nouveaux jardins d’Eden dans cet incroyable paradis, ces parcelles de bonheur sont tenues par des gentlemans au débouché légendaire, aux doigts d’or quand il s’agit de préparer la spécialité culinaire du coin, l’oreille de porc à la Van Gogh, et à l’amabilité bourrue si caractéristique du pays. Mais parler du Groland sans évoquer son personnage le plus emblématique est un crime de lèse majesté qu’on ne peut commettre. Le seul, l’unique Président Salengro, aux deux grandes oreilles écarlates comme le nez bouffi de ses compatriotes. L’homme élu avec 100% des voix (car lui seul à le droit de vote). Aimé par tous, méprisé par les autres, le président (à dire avec la main sur le cœur) est un être parfait gouvernant un pays parfait. Le héros d’un nouveau monde. Le dernier messie possible. Groland, un endroit où qui fait bon y viv’. Groland, je mourrais pour toi.

A l'occasion de la sortie du DVD sacralisant les 15 années d'existence de l'un des derniers piliers d'irrévérence de la télévision française, revenons sur cet endroit qui tant rêver. Cet endroit qui ...