
Une mise en scène, d’une lourdeur incroyable, bourrée de maladresses et se voulant esthétisante.
Le jeune cinéaste québécois se lance dans une catharsis beaucoup trop lourde pour être honnête... Et le personnage principal, insupportable dès les premières secondes, ne parvient jamais à susciter la moindre empathie. Dommage.
Lire la critique de J'ai tué ma mèreHubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vogue dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique : découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme.
