
Mendoza au sommet ou au plus bas ? On hésite (un peu, beaucoup, à la folie)...
Après Serbis, présenté l'année dernière en compétition officielle au festival de Cannes, le réalisateur philippin crée l'angoisse avec son nouveau long-métrage, Kinatay. Un thriller hallucinant, en forme de cauchemar éveillé.
Lire la critique de KinatayPeping, un jeune étudiant en criminologie, est recruté par son ancien camarade de classe, Abyong, pour travailler en tant qu’homme à tout faire au service d’un gang local de Manille. Cette activité lui permet de gagner de l’argent facilement pour faire vivre sa jeune fiancée, étudiante elle-aussi, qu’il a décidé d’épouser. Mais pour ça, il lui faut encore plus d’argent. Abyong propose alors au jeune homme de s’engager dans une « mission spéciale », particulièrement bien rémunérée...

Le réalisateur de l'un des films chocs de l'année, Kinatay, explique sa conception du cinéma...
En France, on a découvert le philippin Brillante Mendoza (six films en trois ans) avec John John et Serbis, qui avaient pour thématique le délabrement social et la dislocation familiale. Prolifique, il signe des capharnaüms qui rivalisent d'idées, de mouvements, de promesses et d'intuitions. La sortie de Kinatay, son nouveau long-métrage, donne envie de revenir sur son parcours et de désosser ses influences.