
Concentré sur les derniers jours de la vie de Ludwig van Beethoven, le film d'Agnieszka Holland ne prétend pas à l'exhaustivité du Ludwig van B. de Bernard Rose. De ce fait, l'oeuvre n'est pas un biopic commun. A contrario de la vague récente de biographies cinématographiques, le film d'Holland ne compte pas dresser le portrait entier d'un génie de la musique mais entend davantage faire de cet artiste le moyen de véhiculer son propos. Entre un cinéaste qui réalise un film sur la vie de- et la démarche d'Holland, la différence réside dans le fait qu'elle ne se soumet pas à son sujet mais le conserve au service de sa pensée d'artiste. En ne prenant qu'une partie de la vie de Beethoven, ces derniers jours où il écrivit sa fameuse 9ème symphonie et sa Grande Fugue, le film ne fait pas de Beethoven sont sujet central. Il s'agit d'autre chose, d'un sujet plus important dont Holland veut traiter et que le compositeur sert avec justesse.
