
Un "film malade" de Béla Tarr contient plus de cinéma que la majorité des productions actuelles. L'existence même du film relève du miracle; sa découverte, un orgasme. Rien de moins.
Lire la critique de L'Homme de LondresAdaptation du roman de Georges Simenon L'Homme de Londres : Maloin mène une vie simple et sans but, aux confins de la mer infinie; c'est à peine s'il remarque le monde qui l'entoure. Il a déjà accepté la longue et inévitable détérioration de sa vie, et son immense solitude. Lorsqu'il devient témoin d'un meurtre, sa vie bascule et le voilà confronté au péché, à la morale, au châtiment, écartelé à la frontière de l'innocence et de la complicité. Et cet état de scepticisme l'entraîne sur le chemin de la réflexion, sur la signification de la vie et du sens de l'existence. Le film touche à cet indestructible désir des hommes pour la vie, la liberté, le bonheur, les illusions jamais réalisées, à ces riens qui nous apportent l'énergie, pour continuer à vivre, à s'endormir, à s'éveiller, jour après jour. L'histoire de Maloin est la nôtre, celle de tous ceux qui doutent et qui peuvent encore s'interroger sur leur pâle existence.

Proposé en dvd dans sa version courte, The Prefab People (Rapports préfabriqués) détaille la vie de prolétaires dans la Hongrie communiste des années 80. Le DVD est d'ores et déjà disponible chez ...