
Fort et frontal. A voir !
Entre La Déchirure et S-21, la machine de guerre khmer rouge, Roshane Saidnattar reconstruit et approche le passé du Cambodge pour mieux le comprendre et le juger. Ainsi, à la manière d'un Claude Lanzmann et soucieuse d'hybrider les formes du documentaire, nous livre-t-elle un regard passionnant et plus que profitable sur le présent d'un pays encore traumatisé par les années du Kampuchéa khmer rouge. A voir !
Lire la critique de L'important c'est de rester vivantRoshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort au Cambodge, rencontre le théoricien du pouvoir Khmer Rouge, Khieu Samphân. Face au déni et à la parole mensongère de ce théoricien de Pol Pot, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et trouvent la force de parler.
Le film entremêle les souvenirs de la réalisatrice, le témoignage de sa mère ainsi que des archives inédites, le tout mis en parallèle avec l'entretien exceptionnel avec Khieu Samphân. Ce film porte un regard qui, par sa résonance intime, nous dévoile une part de la folie qui a dévasté un peuple entier.