
Une suite abstraite de rêves de fuite
Il faut considérer ce film tendre et percutant comme une succession émouvante de tableaux symbolistes composés avec des natures mortes d'humains. Beau mais glacé (ou l'inverse).
Lire la critique de La Ballade de l'impossibleTokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s'est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s'installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu'un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n'a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l'anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l'amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu'enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu'à lui offrir son amour.

Après un projet mutilé (I come with the rain), Tran Anh Hung tente une renaissance avec La ballade de l'impossible, une adaptation de Haruki Murakami.
Park Chan-Wook, Sono Sion, Kim Jee-Woon, Hong Sang-Soo, Tran Anh Hung... Ils seront tous à l'honneur au festival de Deauville Asie (du 9 au 13 mars 2011)