
La fragilité de l’ensemble fait le charme de cette vibrante leçon de regard.
Qu'est-ce que la laideur ? Qui décide du beau ? Armée de sa délicatesse poétique, la réalisatrice argentine Maria Victoria Menis nous invite dans sa chambre noire, et donne une vibrante leçon de regard.
Lire la critique de La Camara OscuraDans une colonie d'immigrants juifs d'Entre Rios, en Argentine, à la fin du 19e siècle, le film raconte l'histoire de Gertrudis. Sa famille l'a toujours trouvée laide, qu'elle soit bébé, petite fille ou adolescente. Devenue femme, les gens du village s'accordent aussi à la trouver décidemment laide. C'est seulement quelques années plus tard, mariée et mère de famille, qu'elle sera vue autrement par un photographe français, artiste surréaliste, qui gagne sa vie en faisant des portraits de famille. Il va être le seul à découvrir, avec un autre regard, la beauté particulière de cette femme, la richesse et la créativité de son monde intérieur. A travers son "regard", Gertrudis commencera à "se voir".
