
Le synopsis de La nuit des horloges ressemble à un avertissement. Une jeune femme (Ovidie) hérite de la maison de campagne de son cousin, le réalisateur et écrivain Michel Jean. Pendant près d’une heure trente, elle visite sa tombe au cimetière du Père-Lachaise avant de se perdre dans sa maison. Des lieux hantés par des personnages et des fantasmes ayant parcouru la carrière de l’artiste. Impossible de ne pas faire le lien entre la réalité et la fiction : Michel Jean n’est autre que Jean Rollin. Et l’on regarde ce film "testamentaire" et introspectif comme on feuillette un journal intime plein de secrets, d’obsessions, de souvenirs et de mystères. Un peu comme si on entrait une dernière fois dans son cerveau.
