
Un documentaire plutôt riche et bien mené grâce à la diversité des sources historiques questionnées
En analysant la responsabilité de la SNCF lors des déportations de 1940 à 1944, Raphaël Delpard livre un documentaire imparfait, qui a cependant pour grand mérite d'ouvrir davantage la parenthèse de Vichy.
Lire la critique de Les Convois de la honteLe réalisateur et écrivain Raphaël Delpard a décidé d'aborder un sujet tabou, faisant partie de la tristement célèbre parenthèse de Vichy : la participation de la SNCF à la déportation de 76 000 Juifs, 20 000 Tziganes et 38 000 résistants de 1940 à 1944. Elle mit également à disposition de l'occupant nazi des trains afin de transporter les biens volés aux Juifs et aux industries françaises ainsi que des wagons de troisième classe, qui ont permis à la Wehrmacht d'envahir la zone libre au mois de novembre 1942. L'auteur revient sur ces faits peu glorieux, qui pointent du doigt la responsabilité d'une entreprise française ayant fait preuve d'une absence de résistance effarante face aux ordres du IIIe Reich.

A l'occasion des sorties de La Rafle et des Convois de la honte, retour sur quelques films français qui ont cherché à aborder les aspects sombres de notre histoire.