
Second et dernier film à ce jour du réalisateur ibérique Narciso Ibanez Serrador qui avait au préalable signé le succès de La résidence en 1969 (autre film phare du cinéma fantastique espagnol que l’on espère édité en DVD prochainement…), Les révoltés de l’an 2000 est le très mauvais titre français choisi pour son exploitation dans les festivals, notamment à Avoriaz en 1976. En effet Quien puede matar a un nino ? (qui peut tuer un enfant ?), titre original du film, annonce la véritable problématique de l’œuvre. Sur une île isolée au large de l’Espagne, un couple de touristes Anglais débarque au cœur d’un endroit dépourvu d’adultes et où les enfants semblent jouer au jeu du cache-cache. Très vite les deux étrangers se rendent comptent que les bambins ont décimés les adultes de l’île. Sur ce canevas assez mince, le réalisateur espagnol déploie cependant une véritable atmosphère lourde et poisseuse à l’image du soleil plombant qui sévit sur cette île loin de la civilisation. Ruelles désertes, traces de touristes antérieurs, étrangeté du comportement des enfants, le cinéaste met en œuvre une mise en scène subtile pour plonger le spectateur dans une ambiance fantastique paranoïaque.

De Jack Clayton (Chaque soir à neuf heures) à Richard Donner (La malédiction) en passant par Richard Loncraine (Le cercle infernal) et Nicolas Roeg (Ne vous retournez pas), les cinéastes spécialisés ...