
Face au drame terrible des déportations, Tony Gatlif impose sa patte joviale et musicale
Tony Gatlif nous plonge dans l'histoire terrible des déportations de Tziganes sous Pétain. Mais plus qu'une leçon de mémoire, le film invite à penser la liberté aujourd'hui.
Lire la critique de LibertéUne famille de Tziganes arrive aux abords d'un petit village de campagne comme chaque année pour les vendanges. Théodore, le maire, vétérinaire de son état, les prévient des nouvelles dispositions prises par le régime de Vichy : les communautés nomades sont désormais interdites. Se sentant peu concernés par les lois, les Bohémiens continuent de vivre selon leurs coutumes, accompagnés d'un petit orphelin, P'tit Claude qui les a suivis sur la route et qui est bientôt recueilli par Théodore. L'enfant s'est pris d'affection pour Taloche, le bohémien violoniste et rêveur un peu fou. La police, la Gestapo et les collaborationnistes rôdent, jusqu'au jour où la famille tzigane est raflée pour être internée dans un camp de concentration pour les Roms. Théodore, accompagnée de Mlle Lundi, institutrice et résistante, décide alors de céder la vieille maison de pierre de son grand-père aux Bohémiens pour qu'ils échappent à la réglementation des nomades. Mais le besoin de liberté ne connaît pas de frontière ni de mur, le voyage est à leurs yeux inséparable de leur existence.

Le gitan du cinéma français, Tony Gatlif, nous revient avec son nouveau film, Liberté, avec dans l'un des rôles principaux James Thierrée
Rencontre avec deux des acteurs du dernier film de Tony Gatlif, Marie-Josée Croze et Marc Lavoine.