
A Beverly Hills, un plasticien doit retoucher des mannequins qui se plaignent de leur physique de rêve. Tout cela ne serait que des caprices de starlettes si deux ex-patientes n'avaient pas été assassinées. Des indices laissés sur place donnent à penser que l'homme est coupable. Lui assure qu'il est innocent. Ça se confirme lorsqu'il devient le témoin du meurtre d'une troisième patiente. Pour traquer le responsable de son malheur, il enquête avec le dernier mannequin encore en vie et se rend compte que les trois nanas défuntes ont travaillé pour le compte d'une société (Digital Matrix) qui prépare un nouveau procédé de publicité hypnotisante, conçu au profit d'un candidat à la présidence. En suivant un rythme lent, l'intrigue cache sous ses apparats voyants une métaphore allusive sur une humanité robotisée où les mannequins anorexiques ne servent plus à rien (raison de leur liquidation presque invisible) et où l'on peut générer un acteur de synthèse en digitalisant un être humain (un peu à la manière de Pacino qui manipule Hollywood avec son actrice irréelle dans S1m0ne). Après avoir vu ce film, vous pourrez éteindre votre télévision et reprendre une activité normale. Oui mais laquelle ?
Aujourd'hui, Looker, thriller d'anticipation pop séduisant réalisé par Michael Crichton, paraît daté. A l'époque, il fit son petit effet en décrivant sur un mode ludique les dérives d'une société ...