
Le film prend comme point de départ une loi aux Etats Unis datant de décembre 2003 qui autorise la diffusion en direct à la télévision des exécutions sur chaise électrique. Mort A l'Ecran transpose cela sur le ton de la satire cruelle en mettant en scène un hypothétique jeu de téléréalité où les spectateurs vont décider du sort des condamnés à mort en votant par téléphone. S'instaure à l'écran un face à face morbide entre le présentateur sans scrupules ni états d'âme en la personne de Lambert Wilson, toujours aussi impeccable, et le condamné à mort qui n'est autre que Mc Solaar pour l'une de ses rares prestations en tant que comédien. Celui-ci reste crédible sans jamais tomber dans la grandiloquence à laquelle on aurait pu s'attendre. Rivé à sa chaise électrique du début à la fin du film, toute l'attention va se focaliser sur lui sans pour autant le laisser libre de s'exprimer. Une composition audacieuse qui ne tombe jamais à plat même si le duo de réalisateurs a pas mal chargé leur film de situations parodiques sur les clichés des jeux de téléréalité, surtout avec son spectacle navrant d'intervenants proches et moins proches du futur exécuté.
WE Productions et France Télévisions Distribution permettent de réhabiliter deux oeuvres françaises qui valent le détour. Vous pourrez donc découvrir Mort A L'Ecran avec un casting atypique composé ...