
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Pervert!, premier long métrage de Jonathan Yudis, porte bien son titre. Au-delà de son aspect référentiel, le film semble conçu pour des pervers amateurs de gros seins, de quêquêtes identitaires dans le désert où toutes les rencontres improbables sont possibles et bienvenues mais aussi de zébrures gores au Ketchup. Avec le recul, il aurait pu s’appeler A journey into bis tant il ressemble à la visite d’un musée kitsch du cinéma d’exploitation épicurien des années 70 conçu pour les spectateurs actuels. A défaut de proposer de réelles surprises, ce produit «Grindhouse» devenu culte aux Etats-Unis baigne dans une telle ambiance flower-power qu’il devrait taper dans l’œil des nostalgiques du cinéma de Russ Meyer et Hershell Gordon Lewis. Et chez nous?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Pervert!, premier long métrage de Jonathan Yudis, porte bien son titre. Au-delà de son aspect référentiel, le film semble conçu pour des pervers amateurs de ...