
Un film fort porté par l'interprétation de Yvan Attal
Un film froid certes, mais qui joue l'analyse neutre d'un évènement traumatisant. Yvan Attal y est étonnant et convaincant. Quant à la mise en scène de Lucas Belvaux, elle se révèle toujours aussi précise.
Lire la critique de RaptStanislaff Graff est un industriel à la tête d'un grand groupe international. Un matin il est kidnappé par une bande de truands qui en espère une rançon importante. Pourtant, alors que la police enquête sur l'identité de l'homme d'affaires, l'annonce de sa fortune réelle est un choc pour ses proches. Homme de femmes et de jeu, Stanislas Graff a cumulé des dettes importantes qui risquent de faire échouer les négociations avec les ravisseurs. Amputé, humilié, l'industriel va pourtant affronter son calvaire avec dignité. Dehors, alors que la presse se déchaîne sur ses frasques, le monde qu'il avait bâti se fissure...

Le septième art s'est souvent nourri de l'enlèvement d'un personnage, d'une enquête mouvementée et du pardon impossible qui en découle.
Sous-genre incontournable mais condamné pour l'heure à un certain effacement, l'enlèvement au cinéma s'avère plus riche de possibilités, de réflexions et de réappropriations que nombre d'autres.
Ang Lee, Kathryn Bigelow, François Cluzet, voici un petit aperçu de ce que proposeront les salles obscures françaises cette semaine à l'affiche. Hotel Woodstock, Démineurs et Le dernier pour la route ...