
Vous trouvez le cinéma de Richard Kelly en avance sur son temps ? Revenez des années en arrière à l’époque de Repo Man, d’Alex Cox, figure tutélaire des meilleurs films indépendants US de ses dernières années (Ghost World, de Terry Zwigoff ; Donnie Darko, de Richard Kelly ; Nowhere, de Gregg Araki ; May, de Lucky McKee) et préfigurateur d’une veine trash pop dont Quentin Tarantino passe aujourd’hui pour le maître incontesté. Désolé, mille fois désolé, mais Alex Cox avait déjà ses dialogues à dire sur le sujet, un univers vraiment cintré à proposer, des personnages flingués à aimer et des situations exquisément excentriques à ravir l’appétit de merveilleux de n’importe quel esprit surréaliste. Si vous aimez cette saveur barrée à base de nostalgie moite, de fantastique désenchanté et de tristesse indicible, découvrez sans attendre ce monument punk qui retranscrit au plus juste le malaise adolescent, comme une alternative sincère aux comédies sucrées de tonton Hugues.

Alex Cox inspire Richard Kelly (Repo Man); Richard Stanley utilise la voix d'Iggy Pop (Hardware); Jan Svankmajer offre son dernier requiem (Sileni); Kurt Vonnegut divise le temps (Abattoir 5) ...
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