
Il faut avoir vu l’introduction choc de Satan's blood qui sert de pré-générique. Il faut avoir vu ce vieux spécialiste de l’occulte, grimé comme José Mojica Marins – sans les ongles de Coffin Joe –, qui raconte et prouve sous nos yeux ébahis que le mal existe. Ainsi, le réalisateur Carlos Puerto prévient que son film sera aussi affranchi que l’époque dans laquelle il a été réalisée (fin des années 70, Movida, fin du Franquisme, libération des mœurs) avec deux éléments poussés à leur extrême : le sexe et la violence. Sexe tout d’abord avec ce vieux dégueulasse (le mal) qui profite voluptueusement les seins d’une frêle innocente (le bien) sur le point d’être sacrifiée. A ce sujet, sacré mélange sexuel – et sexy – de la beauté presque virginale et de la laideur quasi-repoussante. Violence ensuite avec les effluves de sang et les rites démoniaques savamment murmurés.
Bien avant Alejandro Amenabar (Ouvre les yeux), il y a eu un âge d'or du cinéma fantastique espagnol dans les années 60-70 avec des cinéastes tels que Jesus Franco, Narcisso Ibanez Serrador ou Paul ...