
Taichi a sept ans. Sa mère célibataire l’a laissé le temps d’un reportage photo chez un vétérinaire à l’apparence bourrue auquel elle espère se marier à son retour. Elle y voit une occasion pour le jeune homme d’apprivoiser ce gamin un peu fantasque et triste ; la précision n’est pas anodine, tellement le scénario nous pousse à établir des parallèles entre la vie du petit garçon et celle de la renarde qu’il découvre un jour au bord de la route, à son retour de l’école. « Toi aussi, ta mère est partie vivre sa vie ? », lui dira-t-il ce jour-là. Il est difficile d’imaginer qu’un enfant normalement éduqué ne puisse lui aussi s’identifier à ce jeune amoureux de la nature.

Le hasard donne à la livraison d'aujourd'hui d'explorer deux faces du film de jeunesse impliquant des enfants et des animaux. Mais le contraste technique entre le plus ancien (1944) Grand National et ...