
Grand réalisateur, grand acteur et grand homme, Clint Eastwood a beau rappeler que son amour du septième art est principalement dû à Don Siegel, sa vraie influence en tant que cinéaste; on continue de sous-estimer le travail de cet artisan majeur du cinéma américain des années 60-70. Valeur précieuse comme à l'époque les William Friedkin (French Connection) et autres Michael Cimino(Heaven's gate), Don Siegel avait ce don singulier pour organiser des images marquantes (qui a oublié la petite fille chaperon rouge qui embrasse sur la bouche le grand méchant loup Clint dans les premières scènes des Proies?) et plus simplement à proposer des édifices d'une apparente simplicité, fiévreux en dedans, qui ne ressemblaient qu'à leur auteur. Totalement ignoré depuis des lustres et réalisé après le succès de L'inspecteur Harry en 1971, Tuez Charley Varrick est l'une de ses merveilles. En réalité, il pourrait s'intituler "Tuez Don Siegel". Peu ou pas diffusé à la télévision, uniquement visible lors de rétrospectives festivalières quasi-anonymes: tout porte à croire qu'il s'agit d'un machin indigne et honteux. On a bien évidemment tort.
Grand réalisateur, grand acteur et grand homme, Clint Eastwood a beau rappeler que son amour du septième art est principalement dû à Don Siegel, sa vraie influence en tant que cinéaste; on continue ...