
Suivant tantôt Ma Ke s’interrogeant sur son rapport au monde et à la création, tantôt les plus humbles des travailleurs qu’elle emploie, Jia Zhang-Ke nous met en situation de juger ce qu’il montre, tout en brossant l’esquisse d’une Chine des écarts et du progrès dans le contexte d’un monde à conquérir, d’un univers dans lequel sa place est à reprendre. Et c’est cette Chine qui veut concurrencer avec une vigueur toute nationaliste l’Occident en le copiant qui ressurgit, en dévoilant notamment tous ses ressorts, ceux de l’exploitation de la misère, des nombreuses et inépuisables masses laborieuses et silencieuses qui survivent grâce à une économie informelle bien commode.
