Par La Rédaction - publié le 29 janvier 2008 à 03h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h42 - 0 commentaire(s)
Dirty Love met en scène Jenny McCarthy, ex-playmate reconnue, à la recherche du grand amour. Entre romance rock'n'roll et humour débridé, le film livre quelques bons moments de cinéma et sa sortie DVD chez Wild Side le 02 février prochain a permis à nos rédacteurs de se friter un peu. Alors, dirty or not dirty ?

DIRTY LOVE : ON AIME...

Autant le dire d’emblée, Dirty Love a su déchaîner les passions créant un climat de guerre civile au sein de la rédaction. D’un côté des barricades, FK, l’homme à l’humour le plus foireux qui étrangement n’a pas trouvé son beurre dans cette petite perle de mauvais goût, sans doute pris d’une subite inspiration schizophrène. De l’autre, votre serviteur et quelques autres, n’hésitant pas à crier au génie nihiliste et auto- destructeur dont l’antre semble être caché sous les prothèses mammaires de Jenny McCarthy. Car si Dirty Love pousse le vice à un point de non retour, c’est en éprouvant le spectateur et en le poussant à se questionner sur les limites morales qu’il pose au concept de « l’Humour »… Inquiétant alors de voir certains s’offusquer de tant de politiquement non correct lorsque ces mêmes ont une fâcheuse tendance à faire des blagues douteuses. Il faut reconnaître qu’il y a de quoi être dérouté lorsque l’on assiste à l’ouverture de ce monument de bravoure mais plus les minutes s’écoulent et plus une vérité s’impose à nous : Dirty Love tient finalement toutes les promesses de ses concurrents (American Pie et Super Grave en tête) qui restaient dans la provocation pour écolière ! Ici quand on pète dans le bain non seulement ça fait des bulles mais en plus ça fait gicler un peu d’eau… Quel bonheur ! On aurait presque l’odeur avec ! Et comme chacun sait, péter dans le bain : ça fait du bien !



L’ancienne Playmate, lorsqu’elle se lance dans l’écriture de ce film qui restera sans doute dans les annales (les jeux de mots graveleux sont de rigueur !), garde à l’esprit que son image n’est pas celle d’une jeune femme prude et que s’acheter une nouvelle réputation est chose impossible. La demoiselle voulant tout de même faire comprendre à ses détracteurs qu’elle n’est pas dupe et que si ses shows TV en agacent certains, il va falloir qu’ils restent sages et qu’ils n’aillent pas trop loin… Car la jeune femme en a dans la culotte et, contre toute attente, c’est elle qui ouvre les hostilités ! Sa famille n’aime pas la voir dénudée ? Pourtant la Jenny, elle aime se foutre à poil ! Les hommes oublient qu’elle est une femme avant d’être un objet sexuel ? Elle leur rappelle gentiment qu’elle aussi porte des serviettes hygiéniques. Et elle aussi, comme les mecs, a le droit de puer en sortant du lit le matin après une nuit torride avec un serial baiseur zoophile… Bref tout y passe, et McCarthy semble trouver un certain plaisir à niquer (au propre et au figuré) tout ce qui lui tombe sous la main. En gros, Jenny a les couilles d’aller là où personne n’était encore allé et ce n’est pas pour nous déplaire. Certes l’histoire en elle-même est un peu idiote mais on attendait finalement pas grand-chose de plus que toute cette débâcle de gags franchement trashes … Et c’est un tel plaisir de voir la jolie Jenny se mettre elle-même au pilori pour mieux affronter ses ennemis que Dirty Love devient soudain le symbole d’un vrai « Fuck off » dans la tronche du conformisme et des bien-pensants (voir FK, le visage affligé, ça n’a pas de prix !!!). Et puis comme McCarthy l’a dit en première, on peut se permettre : « Péter dans son bain, ça fait du bien ! ».

Tim Trevel


DIRTY LOVE : ON AIME MOINS...

Essayant vaguement de surfer sur le succès passé d’American Pie, ce vieux Dirty Love arrive enfin en France. « Enfin » n’est sans doute pas le mot le mieux choisi puisque cette comédie lourdingue écrite et interprétée par Jenny McCarthy et à la gloire de Jenny McCarthy semble avoir perdu les qualités qui l’ont faite marcher aux Etats unis en passant la frontière. Il aura donc fallu attendre près de trois ans pour que déboulent la pouf McCarthy et ses copines pas plus futées bien décidées à nous prouver qu’elles ne se prennent pas au serieux et surtout qu’elles aussi ont un cœur qui bat sous leurs poitrines siliconées. La moitié du pari est remportée haut la main puisque les trois nanas, McCarthy et Carmen Electra en tête, nous prouvent qu’elles ont aussi de l’humour et peuvent rire de tout. Aussi, elles n’hésitent pas une seule seconde à se mettre dans des situations les ridiculisant toujours un peu plus, à grands coups de gags foireux et de trash attitude plus ou moins bienvenue, l’héroïne par exemple nous dévoilant sa vie intime en écoulant ses menstruations plus qu’abondantes dans un super marché…



Du bon goût donc, qu’adoreront sans doutes les ados prépubères qui se régaleront de ces potacheries malades, les autres spectateurs se demandant si finalement il ne faudrait pas une raison valable pour dépasser les limites et non pas un prétexte abscon… Enchainant les situations les plus ridicules les unes que les autres, les trois bimbos passent bientôt pour de véritables pouffiasses dont le seul intêret serait de se faire sauter, reléguant les seconds rôles ridicules, allant des réalisateurs puceaux au magicien psychotique, pour des monstres de sympathie. Le toupet du film étant tout de même de vouloir nous faire croire dans le dernier tiers qu’il s’agit d’une véritable histoire d’amour possédant une morale : que les ados en rut se rassurent donc la bimbo nympho préferera tout de même le gentil laideron. Et le pire, c'est que l'on est finalement pris sous le charme de ce groupe de nanas écervellées et que malgré toutes les boufonneries endurées, Miss McCarthy devient presque touchante... et on se met à espérer, nous aussi (la honte!,) que la gentille nunuche trouve son Jules pour enfin se calmer. Le film se termine et en se remémorant quelques uns des moments provoc', on trouve une certaine sympathie à ce grand foutoir! Comme quoi…

Florent Kretz


Vos réactions


logAudience