Vincere est déjà disponible dans les bacs chez MK2. A cette occasion, découvrez notre interview du réalisateur Marco Bellocchio qui revient sur sa vision du couple maudit, l'Italie fasciste, et le rôle de la musique dans un film-"opéra" nécessaire.
Retrouvez le récit complet de ses aventures dans la suite ...
Comment avez-vous découvert Ida Daiser et son histoire ?
Presque par hasard en lisant un quotidien. Cette histoire m'a directement bouleversé, et j'ai commencé à lire sur ce sujet. Je ne connaissais pas auparavant, même si j'avais lu beaucoup de livres sur l'Italie, le fascisme. Avant la guerre, cette histoire n'était pas spécialement traitée ou très brièvement.
Que'est-ce qui vous a attiré chez elle ? Son courage, sa rébellion ?
Oui, ces deux traits de caractères, avec un courage étonnant. Elle va jusqu'à se mettre contre toute l'Italie. La normalité, c'est d'avoir une relation avec la réalité. Mais ce courage traduit aussi une certaine antipathie. Cette opposition était captivante à traiter dans un film.
Quel était le plus gros défi pour vous en représentant Mussolini à l'écran ?
Le plus difficile était de raconter une histoire si longue (30 ans) sur deux heures de film. Trouver comment synthétiser est un défi monumental. Il faut choisir les choses les plus pertinentes, et puis j'avais déjà l'idée de représenter Mussolini jeune, une idée qui germait dans mon esprit depuis quelques temps.

Propos recueillis par Nicolas SCHIAVI.

