Par EL - publié le 27 septembre 2006 à 10h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h10 - 2 commentaire(s)
Cette année, la série Wolf's Rain de Tensai Okamura sortie en France en 2004, s'est vue consacrer de nouvelles éditions DVD. Tout comme c'est le cas pour Witch Hunter Robin, des pistes son supplémentaires et quelques changements dans les bonus démarquent les éditions 2006 des précédentes. Le volume 1 vient d'être testé, la suite arrive très bientôt.

Les loups sont parmi nous... Dans ce monde post apocalyptique, peu de gens croient encore à l'existence des loups, une espèce disparue depuis plus de 200 ans. Pourtant, d'après les légendes du Livre de la Lune, certains auraient survécu et prendraient l'apparence des humains afin de vivre parmi eux. Les légendes racontent aussi qu'il existerait un Paradis, le Rakouen, et que les loups seraient seuls capables de le découvrir. En ville, le destin va réunir les quatre loups Kiba, Tsume, Hige et Toboe, quatre loups qui vont partir à la recherche du Rakouen...


Rien que la lecture des credits de Wolf’s Rain promet le meilleur : réalisé par Tensai Okamura, à qui l'on doit déjà l'original segment Stink Bomb de Memories, et réunissant la scénariste (Keiko Nobumoto), le character designer (Toshihiro Kawamoto) et l'équipe de production de Cowboy Beebop le film, la distribution annonce une série haut de gamme. Mélange de fantaisie, de mythologie et de space opera, cette série intriguante à la tonalité crépusculaire se révèle à la hauteur des attentes.


L'histoire de Wolf's rain se déroule dans un futur indéterminé dans ce qui semble être la Russie. Des guerres ont depuis longtemps dévasté la région et les citadins vivent sous un dôme, en dehors duquel tout n'est que ruine et désolation. Les loups sont supposés avoir disparu depuis 200 ans, mais ceux qui ont survécu ont la capacité d'"envoûter" les humains en prenant une apparence humaine à leurs yeux.
Les premiers épisodes nous permettent de faire la connaissance de Kiba, Tsume, Hige et Toboe, quatre loups paumés qui vont être amenés à s'entraider. D'autres personnages qui auront leur rôle à jouer entrent aussi immédiatement en scène : la scientifique Cher et son ex-mari, l'officier de police Hubb Lebowsky, ainsi que Quent, un vieux détective alcoolique dont la raison de vivre est la chasse aux loups. Cher mène des expériences secrètes sur Cheza, une jeune fille créée à partir d'une fleur de Lune. En dehors de la ville les nobles sont rois, se prélassant dans le luxe, comme c'est le cas de Darcia, un sombre personnage au look visual rock, persuadé que Cheza pourra guérir sa bien aimée, laquelle est depuis longtemps plongée dans un coma profond.


Dans des quartiers crasseux et pauvres de la ville où la nourriture, que s'accaparent les nobles, est devenue un enjeu majeur, les quatre loups Tsume, Kiba, Hige et Toboe luttent comme beaucoup d'humains pour leur survie, à cette différence près qu'ils n'ont aucune légitimité dans ce monde qui leur est hostile. Ainsi, humains et loups se côtoient et vivent des difficultés semblables sans pour autant pouvoir se comprendre. Le tour de force de cet anime est certainement d'arriver à faire admettre les personnages principaux comme appartenant à l'espèce des loups, alors même que nous les visualisons la plupart du temps sous leur forme humaine. Pour cela, la série joue sur les perceptions des différents personnages, les humains percevant les loups comme humains et chaque loup voyant la vraie forme de ses congénères. Des images furtives de loup insérées dans un mouvement humain, un cri de loup s'élevant pour faire écho à une voix humaine, une ombre de loup projetée sur un mur, les éléments utilisés pour suggérer la véritable apaprence des héros sont aussi habiles que poétiques.
L'esthétique de la désolation urbaine est servie par une direction artistique et un graphisme très soignés, et les personnages bénéficient d'une animation de qualité. Notons particulièrement les attitudes, les mouvements et même les expressions des loups, magnifiquement étudiés. Les personnages principaux et même secondaires se révèlent très rapidement attachants, tandis que l'humour comme les enjeux dramatiques fonctionnent à merveille. Le tout rehaussé par une bande originale signée par la grande Yoko Kanno (Cowboy Bebop, Macross Plus) qui a su comme toujours trouver le ton juste, qu'il s'agisse des chansons ou des morceaux instrumentaux.

La vision des premiers épisodes de Wolf’s Rain ne peut susciter qu'une seule réaction : l'impatience de voir la suite !

Pour le test de l'édition 2006 du volume 1, c'est par ici que ça se passe...

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