Comment ne pas commencer la rubrique top son avec l’édition Blu-Ray de
Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl, qui malgré l’âge déjà ancien du film propose tous les atouts de la bande-son de démonstration, film à grand spectacle oblige.
De plus, l’éditeur Buena Vista, à l’image de Columbia, a la bonne idée de nous proposer un mixage en PCM non compressé, tout du moins sur la version anglaise. Cette version constitue donc un morceau de choix, que nous allons vous permettre de savourer dans les lignes qui suivent…
Et le spectacle frappe d’entrée de jeu, avec une ambiance sonore discrète qui vient remplir les cinq enceintes. La musique lancinante vient quant à elle doucement réveiller notre caisson de graves, les bruits de voile et de coque en bois du navire s’occupant de remplir les enceintes arrières. Les voix sont elles déliées, et parfaitement lisibles dans cet ensemble harmonieux. Il en sera ainsi pendant toute la durée du film, hormis les passages plus dynamiques dont le métrage foisonne.
Le premier d’entre eux, a lieu après 8min.35, où l’arrivée de Jack Sparrow est célébrée en fanfare, au sens propre comme figuré. La piste PCM prend tout son sens, mettant en valeur des textures sonores que les pistes Dolby Digital et DTS du DVD n’avaient su suggérer. Mais c’est bien plus tard, à partir de 19min. que la bande-son s’emballe. Alors que la musique s’en donne à cœur joie avec le thème du film, les coups de canons des soldats résonnent dans les enceintes arrières gauches et droites. Mais c’est la rencontre de Jack Sparrow et Will Turner qui apporte beaucoup de richesse en effets sonores. Il est d’ailleurs drôle d’entendre que le mécanisme tiré par l’âne émet le même son qu’un cheval au galop… Les échanges au sabre sont précis, et exploitent toute la scène sonore avant, des enceintes droites à celles de gauche, en passant par le centre, les différents bruits de la forge venant remplir les enceintes arrières…

Cependant, c’est l’arrivée des pirates, à 29min.30, qui vient sonner la charge sonore. Les coups de canons tirent le meilleur de votre caisson de graves, suivi de près par une musique qui donne de la voix dans ce domaine. Bien que la majeure partie des réjouissances soit sur la scène sonore avant, la musique remplit à merveille toute la pièce. Mention spéciale à la scène en prison à 36min, qui concentre les effets avants/arrières, et notamment à 36min.02 et ce nuage sonore qui fait froid dans le dos.
Le spectacle revient de plus belle lors du passage d’Elisabeth parmi les pirates fantômes du Black Pearl. A partir de 58min. 53 à 59min., les cinq enceintes s’emballent avec force, aux bruits de craquements d’os et des voiles du navire, le tout en cadence infernale. Les enceintes arrières sont servies par ce spectacle, et les effets de transfert avant/arrière sont multipliés jusqu’à l’excès. Le spectacle reprend aussi fort à 1h03, la tempête et les vagues de la mer venant s’échouer avec puissance sur Jack Sparrow et son équipage.

Mais cela n’est que pacotille face à la bataille qui s’opère entre les deux bateaux. Tout commence à 1h24min.25, alors que l’ancre est jetée de L’intercepteur. S’en suit une succession inarrêtable de boulets de canons traversant votre installation dans tous les sens, mais finissant toujours dans le caisson de graves. Attention d’ailleurs à votre tête à 1min.25.32, vous risqueriez de vous prendre l’obus en pleine face. Cet environnement chargé, ponctué par les impacts de grave et sifflantes dans les enceintes arrières ne prendra fin qu’à 1h30.41, avec l’explosion du navire…
Le film est à lui tout seul un top son, surtout par une reproduction hallucinante de la musique que la piste PCM non compressée permet d’apprécier de bout en bout. Le caisson n’est pas en reste non plus, même si son impact le plus précieux n’est pas forcement là où on l’attendait. Une chose est sûre, ce Blu-Ray de
Pirates des Caraïbes aura une place de choix pour vos démonstrations son…
La séquence démo : de 1h03m.02 à 1h04m.04, tous les éléments de la mer se déchaînant sur votre installation Home-Cinéma : la pluie, le vent, les vagues, et un grave ravageur…