Par Gwenaël Tison - publié le 21 novembre 2008 à 01h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h47 - 0 commentaire(s)
Exactement, on peut simplement citer l'exemple de Coluche qui est loin d'avoir fait que des bonnes comédies !
Thomas Sorriaux : Oui, son potentiel comique était énorme et c'est là-dessus que sont focalisées de nombreuses comédies. Avec Daniel Auteuil c'est pareil, il possède un potentiel comique très large, il est très drôle. Même s’il est devenu un acteur respecté, sélectionné aux césars, classé parmi les meilleurs comédiens français, etc. Quand il a accepté de tourner dans notre film, on se demandait ce que serait son attitude. On s'est rendu compte qu'il était super friand de comédie. Nous avions face à nous un acteur d'une autre génération avec cette vision noble de la comédie, mais avec des références assez proches. Il a été super sur le plateau et en dehors.
François Desagnat : Paradoxalement, les dernières comédies dans lesquelles il a joué ne marchent pas. C'est assez malheureux…La Personne Aux Deux Personnes15 Ans Et Demi.
Thomas Sorriaux : Sincèrement, c'est très triste. Le public ne s'attendait pas à ce qu'Auteuil soit drôle. Il le préfère dans MR73. J'apprécie aussi beaucoup ce film, mais je pense que pour le rôle de MR73, cela ne lui a pas demandé beaucoup d'efforts d'interprétation, ou du moins beaucoup moins que pour La Personne Aux Deux Personnes.



Concernant le DVD. Vous avez fait le commentaire du film et celui des séquences coupées. C'est surprenant pour une comédie française. Est-ce un exercice que vous appréciez ?
François Desagnat : C'est un exercice sur lequel on a du mal à savoir si ça intéresse les gens. Autant avec les bonus, c'est quelque chose d'évident, qui prolonge le plaisir après avoir vu le film. C'est toujours un plus. Mais, pour nous, ça reste un vrai mystère de savoir qui va écouter l'intégralité du commentaire audio sur un film comme 15 Ans Et Demi. On le fait tout de même avec plaisir.
Thomas Sorriaux : Nous avons toujours proposé beaucoup de bonus, que cela soit avec La Beuze ou avec Les 11 Commandements. Là, on en a fait un peu moins. Il y a toujours un truc bizarre avec les passages obligés comme le bêtisier, etc. Mais, en même, c'est aussi l'occasion de faire des conneries, le DVD devenant une super aire de jeu. Hélas, on le fait souvent dans l'urgence avec peu de moyens.

La présence de Jean-Baptiste Pouilloux qui a chapeauté la majeure partie des suppléments est une initiative de Gaumont ou de vous ?
François Desagnat : Nous avons fait appel à lui directement. Avec les expériences passées, nous avions déjà au moment du tournage une idée précise de ce que nous voulions pour les bonus du DVD. Nous avions déjà une vision d'ensemble, mais nous n’avons pas réussi à tout faire. Et du coup, Jean-Baptiste Pouilloux qui était officiellement le réalisateur du making of, nous lui avons confié les rênes d'autres modules qui étaient réalisables pendant le tournage.



Que représente à vos yeux, le DVD en comparaison du film ?
François Desagnat : Nous avons commencé à faire des films au moment où le DVD a pris son réel essor. Il a créé une continuité logique là où il n'y en avait pas auparavant. C'est un terrain de jeu supplémentaire, surtout avec les comédies. Nous avons toujours une petite connerie à rajouter, ce qui est très plaisant pour le réalisateur, mais aussi pour le public dans son salon. Je pense au bonus des films de Kad et Olivier, je sais que je vais avoir des suppléments qui vont me faire marrer. Concrètement, le DVD du dernier film des frères Farrelly contient des bonus géniaux. C'est un plaisir supplémentaire. Mais cela vaut aussi pour des films comme Les Fils De l'Homme où tu cherches à savoir comment ils ont réalisé les plans-séquences de folie.
Thomas Sorriaux : Pour moi, le DVD c'est ce qui restera du film. Le film exploité en salles ne dure que quelques semaines. L'image du film sera celle du DVD. L'identité du film sera celle de la jaquette du DVD, c'est pour cette raison que nous avons changé l'affiche. Nous n’étions pas très contents de celle que nous avions faite pour la sortie du film en salles.

Pour conclure, sur quel projet êtes-vous en ce moment ?
Thomas Sorriaux : Nous en avons plusieurs, mais en priorité nous sommes sur un projet avec Alain Chabat sur l'histoire d'un mec qui n'a aucune personnalité et qui passe totalement inaperçu. Il va se retrouver à avoir le pouvoir de prendre la personnalité des gens qu'il touche. Cela va s'appeler Monsieur Tout Le Monde. C'est un homme qui au départ n'a aucune personnalité et qui par la suite peut les prendre toutes.

Propos recueillis par Gwenaël Tison
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