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24 Heures Chrono : Interview Powers Booth [page 3]

Par David Brami - publié le 06 novembre 2008 à 10h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h22 - 0 commentaire(s)
Certains éléments pointent vers le fait que votre personnage ne peut être le méchant car il n’est pas au courant de l’intrigue qui se déroule. Est-ce important pour vous, de savoir qu’il n’est pas impliqué dans ces évènements ?
Absolument. Une des choses qui est chère à mes yeux et que j’ai signifiée à Howard [Gordon], est que je n’ai pas envie de jouer un fanatique. Je n’ai pas envie de jouer un homme politique critique et borné. Ce qui m’intéresse, c’est de m’occuper du pays de la manière la plus appropriée selon mon personnage. Et cela est basé tant sur son expérience que sur ses croyances, sa foi, etc. Je ne fais aucun jugement sur sa personne. Je n’ai pas de plan autre que d’aider et de sauver les citoyens de ce pays. Je pense qu’une des choses qui ne va pas avec notre système politique actuel est que nous n’avons plus beaucoup d’hommes d’Etat dans le sens le plus simple du terme. Tout le monde a ses faiblesses, et principalement les politiciens. Mais la raison pour laquelle notre politique est aujourd’hui si bipolaire est que nous voulons tous le pouvoir pour lui-même. ‘Je me fiche du pays. Je veux être puissant pour pouvoir faire ce que je veux’. Je ne pense pas que ce soit ce que les scénaristes tentent de faire dans la série. Je pense qu’il y a un certain idéalisme dans la manière qu’ils ont d’approcher les problèmes et les personnages. Encore une fois, ils présentent toutes les facettes de l’histoire… Je pense également qu’en politique règne la loi du plus fort, du plus adapté. Prenez Johnson par exemple. Nombre d’aspects de la relation que ce président entretient avec son vice président sont basés sur Kennedy et Johnson. Kennedy n’aurait jamais été élu sans Johnson et pourtant ils détestaient cela. C’était un mariage politique. On oublie assez souvent que Johnson a réussit à faire passer plus de lois sociales que n’importe lequel des présidents de l’histoire de cette nation. Tout ce dont on se rappelle de Johnson est la guerre du Vietnam. Mais il y a eu Medicare (une assurance sociale gérée par l’Etat et s’occupant entre autres des personnes âgées, ndlr), Medicaid (la même chose pour les foyers défavorisés), les droits civils, le droit de vote, les écoles, toutes ces choses. On peut dire sans crainte qu’ils faisaient partie du même mouvement politique, mais qu’ils ont eu des manières très différentes d’aborder les choses.



A quoi cela ressemble t’il de travailler avec Kiefer ?
Vous savez quoi ? Je n’ai pas encore eu l’opportunité de travailler avec lui. En fait, je ne l’avais jamais rencontré avant de travailler sur la série. Je dirais juste ceci : Je pense que c’est un homme extraordinaire. Je l’apprécie vraiment, personnellement. Ce qu’il a fait tout au long de sa carrière et particulièrement sur cette série… Il a entendu parler de mon travail et est venu me dire à quel point il était content que je sois là. Et je lui ai répondu ‘c’est toi qu’il faut féliciter’. Quiconque arrive à tenir un rôle six ans durant de la manière dont il l’a fait, est extraordinaire. Il n’est jamais ennuyeux. On n’a jamais l’impression qu’il joue deux fois la même scène. C’est un vrai professionnel. Je le suis aussi, c’est comme cela que j’aborde mon travail. Sans conteste les gens l’adorent. Pourquoi ne l’aimeraient-ils pas ?

Propos traduits de l’anglais par David Brami
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