Dans le précédent nanar de la semaine, Action Jackson affrontait un commando rompu aux techniques de furtivité des ninjas (mais aussi du brushing étincelant). Cette fois ci les guerriers sont au cœur de l’histoire d’American Ninja (American Warrior en français…) produit par l’inoubliable Cannon (Cobra, Over the Top) et son producteur de « génie » Menahem Golan, fournisseur officiel de plaisirs coupables made in 80’s. L’American Warrior en question c’est Michael Dudikoff, sorte de sous-Chuck Norris tendance ninja, symbole d’une Amérique conquérante distribuant les bourres pifs à volonté à toute une bande de moustachus étrangers.
Michael Dudikoff peut être comparé au grand Chuck non pas seulement pour ses talents en arts martiaux, mais aussi par l’étendue de son jeu d’acteur se limitant à une ou deux expressions maximum et son regard de bovin.

Évidemment on ne regarde pas ce genre de production pour être transporté par la justesse de l’interprétation des comédiens, mais plutôt pour leur jeu en roue libre totale. On ne retiendra pas non plus le scénario. Comme nous l’annonce la jaquette mensongère de l’éditeur Lazer films en zone 2 (aucune image hormis l’affiche ne sont de ce film), Michael Dudikoff se retrouve compromis dans une sale affaire. GI dans une base américaine aux Philippines, Joe (Michael Dudikoff) a perdu la mémoire mais a gardé ses réflexes de ninja. Il va se retrouver au coeur d’un trafic d’armes impliquant l’armée, la mafia locale et des ninjas. En prime, il partira à la conquête de son passé mais aussi du cœur de la fille du colonel, juste là pour se faire capturer, crier et tomber amoureuse du héros monolithique.

Pas de surprise de ce côté là, le film empile les clichés, juste là pour à peine justifier les scènes d’action. Réalisé en 1985 par Sam Firstenberg qui n’est pas à son premier essai sur le monde impitoyable des ninjas puisqu’il mit en scène Revenge of the Ninja (1983) et Ninja 3 : The Domination (1984). Pas de souci se faire pour celui qui veut avoir sa dose de guerriers cagoulés, le réalisateur sait ce qu’il fait et n’attend pas longtemps pour les faire entrer en scène. Pour notre plus grand bonheur le film ne lésine pas sur les ninjas se foutant joyeusement sur la gueule dans le moindre recoin des décors.




