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Blog A La Une : Cycle Shyamalan - Sixieme Sens [page 1]

Par jp33 - publié le 17 octobre 2008 à 04h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 18h41 - 0 commentaire(s)
Commencé il y a quelques semaines avec l'analyse de Incassable, jp33 continue son "Cycle Shyamalan" en sondant aujourd'hui le célèbre Sixième sens. Entre les deux, rappelons les flashbacks sur La Jeune fille de l'eau et Signes, l'ensemble constituant mine de rien un travail assez impressionnant et passionnant sur un cinéaste aussi controversé que talentueux.
Pour rappel, chacun est libre de créer son blog pour s'exprimer, avec une mise en avant spécifique des tests DVD, news, critiques cinéma, etc. Vous pouvez les illustrer à votre convenance, rajouter des liens, et réagir sur les blogs des autres.



Ma première rencontre avec Shyamalan. La première de pas mal de personnes en fait. Petit retour en arrière. A l’été 1999 sort sur les écrans américains The Sixth Sense, film fantastique qui fit sensation. On entendait tellement parler de ce film génial, qui rapporta énormément (55 millions de budget pour 294 millions rien que sur le territoire américain). En France il fallut patienter gentiment cinq mois pour pouvoir découvrir ce véritable ras de marrée. Qu’en était-il ? A l’époque le cinéma fantastique/horreur fonctionnait bien au box office. Wes Craven avait relancer le slasher avec sa trilogie à succès Scream, et Shyamalan allait relancer avec succès le film de fantômes. Depuis, peu de films de cette envergure ne connut le même succès. Depuis, le genre s’est un peu épuisé et les spectateurs se sont détourné peu à peu du genre. Quel film fantastique pourrait faire sept millions et quelques de spectateurs ? Quel auteur pourrait autant rassembler ?

Le générique débute avec la superbe partition de James Newton Howard. Mélancolique et inquiétante, elle va être l’âme du film, sa structure aussi. Pourquoi dès le départ on nous annonce que ces deux sentiments là seront inextricablement liés ? Pas grave on verra ce que le film réserve. A titre d’info, le musicien, jamais aussi bon que lorsqu’il travaille en symbiose avec Shyamalan, a aussi créé la partition de Stir of Echoes (Hypnose) sorti un mois après le film de Shyamalan sur un sujet similaire. Deux films aux sorties très rapprochées qui ont fait souffrir le deuxième d’un effet déjà vu. Pourtant Stir… reste un film très intéressant. En tout cas c’était l’année des fantômes pour Howard. Retour au film : le générique se termine et le film débute, le méga succès formidable commence. Des pieds de femme chaussés dans des talons aiguilles descendent les marches d’une cave. Une jeune femme angoissée se dépêche d’attraper une bouteille de vin puis remonte par peur du noir. Shyamalan ici détourne les clichés du genre : le noir étant dans la majeure partie des films, l’univers des fantômes et autres boogeymans. En ne faisant rien apparaître dans cette cave, il va titiller le spectateur jusqu’à la première apparition d’un fantôme. Retrouvant son mari déjà éméché, la jeune femme sert le vin. L’homme est un pedo-psychiatre réputé, à qui, la ville de Philadelphie vient de remettre un prix célébrant son travail. En quelques dialogues on peut s’apercevoir que ce travail prend le pas sur la vie de couple de ces personnages. Puis se dirigeant vers leur chambre à coucher, le couple est interloqué par le bris de verre au sol. Ils tentent d’appeler la police, mais un homme effrayant se tient en sous vêtements dans leur salle de bains. Il hurle. Cet homme n’est autre qu’un ancien patient de Malcolm, un enfant qu’il n’a pas su aider. Un personnage clé, formidablement interprété par Donnie Wahlberg, frère de Mark (que l’on verra dans The Happening). En deux-trois scènes la vie de Malcolm et de sa femme va basculer. Et en deux-trois scènes énormément d’infos sont apportées au récit.

1/ Malcolm est un bon docteur 2/ Sa femme lui reproche de ne pas s'occuper assez d’elle 3/ Malcolm n’a pas pu sauver cet enfant. Puis le jeune homme, à la mèche blanche, attrape un revolver, tire sur Malcolm avant de se tirer une balle dans la tête.

Pour une introduction, Shyamalan fait fort et explose les règles du thriller. Son acteur principal (Bruce Willis) se fait toucher à l’estomac dès le début du film. Ellipse. Un an après (l’automne suivant), Malcolm est sur un autre cas d’enfant autiste : Cole Sear, qui vit seul avec sa mère. A partir de cet instant la vie de Malcolm va être bouleversée…



Dès ce premier succès, Shyamalan pose les galons de ce qui sera son univers. Mystère et mélancolie. Des personnages toujours dans une période de leur vie où ils ne croient plus en rien. D’ailleurs Cole est un enfant secret, renfermé sur lui-même, qui n’a pour seule amie que sa mère (Toni Collette). Lorsqu’il rencontre le psy, il y a d’abord de la méfiance, mais le réputé docteur va finir par faire céder Cole qui lui confiera son terrible secret. Le cinéaste avance pas à pas et la lenteur du récit sert à faire s’imbriquer une par une les pièces d’un puzzle formidable jusqu’à sa révélation finale mondialement connue.


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