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The Girl Next Door", voilà un titre qui annonce plein de bonnes choses. Sauf que ça dépend sur quel film vous tombez, car ce même titre désigne non seulement plusieurs métrages, mais aussi plusieurs histoires différentes. Le blogueur
FreddyK s'est lui penché sur la version de Gregory Wilson... avec bonheur.
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On commence tellement fort que cette petite critique qui devait trouver sa place dans une prochaine « semaine en vrac » est vite devenue un article à lui tout seul. Il faut dire que
The girl next door de Gregory Wilson est un drame viscéraleet tétanisant qui mérite vraiment qu'on y consacre quelques lignes, un film à ne surtout pas confondre avec la gentille petite comédie éponyme dans laquelle joue la délicieuse
Elisha Cuthbert. Car
The girl next door, adaptation d'un roman de Jack ketchum, lui même inspiré d'un fait divers bien réel, n'est pas un film coup de poing, c'est juste un film qui vous frappe de plein fouet avec la violence d'un violent coup de parpaing en pleine face.
Le film de Gregory Wilson raconte l'histoire de deux jeunes sœurs qui à la suite du décès de leurs parents se retrouvent sous la tutelle de leur tante, la délicieuse et gentille tata Ruth. La femme qui vit seul avec ses trois fils va très vite se révéler particulièrement haineuse et odieuse avec les deux jeunes filles qui vont alors devenir les souffres douleurs de toutes ses frustrations de femme instable. L'ainée des deux sœurs finira par être attachée et retenue prisonnière dans la cave de la maison familiale en subissant chaque jour qui passe des tortures morales, physiques et psychologiques de plus en plus abjectes et ceci avec l'aide et la participation d'une bande de gamins dont les trois fils de Ruth. Le seul petit espoir pour la jeune fille restera David, un jeune garçon avec qui elle entretien une relation entre tendresse et amitié, un espoir bien mince tant il sera difficile pour le jeune garçon de convaincre un monde d'adultes, de s'affranchir du poids de l'esprit de bande et de vaincre la crainte viscérale que lui inspire tante Ruth.

La force de
The girl next door tient toute entière dans les faits que le film raconte et dans la façon froide et clinique avec laquelle Gregory Wilson place le spectateur comme témoin au cœur de ces actes aussi révoltants que totalement dégueulasses. Le film s'appuie totalement sur la force de son histoire et à ce titre je trouve qu'il souffre d'un manque de véritable point de vue de cinéaste, je dirais presque d'un regard décalé car purement artistique sur les événements. Après c'est tout un débat de savoir si l'on peut filmer des choses horribles comme ce fait divers sordide avec des intentions artistiques, des allégories poétiques ou même un souffle de romantisme ? Mais ce manque de valeur cinématographique est un petit peu ce qu'il me manque pour totalement adhérer au film. J'ai du mal avec ce manque d'ambition dans la mise en scène de Wilson qui fait que, hormis son sujet hors norme, le film ressemble à un banal téléfilm sans aucune valeur artistique ni point de vue. Après, c'est évident que la force du récit se suffit sans doute à elle même et que la violence des actes fait que le film possède un impact indéniable sur le spectateur qui oscille sans cesse en le regardant entre fascination (mais pas dans le sens voyeur), répulsion et une impuissance totale y compris dans la possibilité de pouvoir stopper le film. C'est comme si d'un coup on se retrouvait collé au fauteuil par la pesanteur du drame avec tout juste la possibilité de détourner le regard. Et franchement durant le film, nos yeux de spectateur, on sera bien souvent tenté des les baisser, de les fermer et de les poser ailleurs que sur l'écran car ce qui se passe à l'écran est monstrueusement éprouvant à regarder.