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Carte Blanche : Michel Deville [page 4]

Par RLV & LT - publié le 16 mai 2008 à 04h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h57 - 0 commentaire(s)
Dans Péril en la demeure, le personnage d’Anémone est extrêmement énigmatique, synchrone avec l’atmosphère du film. Comment vous est venue l’idée de confier ce contre-emploi à cette actrice ?
J’avais remarqué qu’Anémone, à l’époque où elle travaillait avec la bande du Splendid aimait beaucoup s’enlaidir. Un jour je l’ai rencontrée en vrai et je l’avais trouvée vraiment pas mal. A l’origine, le rôle n’était pas pour elle mais c’est vraiment étrange comme parfois à cause d’un contre-emploi, on peut avoir du mal à imposer un acteur ou une actrice. Je pense à Miou-Miou dans La lectrice. On la trouvait juste marrante et on ne la voyait pas lire du Baudelaire. C’est toujours intéressant les contre-emplois non seulement pour le spectateur qui découvre une nouvelle facette et le comédien qui peut varier les personnages. J’aime aller contre les idées toutes faites.



Vous avez emprunté la même démarche pour Dupontel dans La maladie de Sachs.
Exactement. Il ne joue pas de manière surprenante mais ce qui est surprenant, c’est de le voir en médecin de campagne. Je l’ai rencontré et je me suis rendu compte qu’il n’était pas comme dans ses films (sourire). D’autant qu’il avait fait des études de médecine. Il avait retrouvé les gestes. Il était très très crédible, plus que n’importe quel comédien…

Propos recueillis par Romain Le Vern & Laurent Tity
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