LA RELEVE –Classe qui fume
En purs représentants de l’actionner made in heighties, Clint Eastwood (tout de même 3 suites de
L’inspecteur Harry et son
Firefox dans cette seule période et dans ce seul registre) et Charlie Sheen étaient voué à se rencontre un jour ou l’autre. Et c’est par le biais de ce scénario bien bourrin issu du combo Scott Spiegel (
Evil Dead 2) et Boaz Yakin (le Punisher avec Dolph Lundgren, que du bon, donc) que va s’opérer la magie. L’aventure décolle à partir d’un scénario incroyablement classique : Eastwood, un vieux de la vieille de l’école de police de la rue, voit son partenaire se faire tuer sous ses yeux et, après avoir perdu les malfaiteurs suite à une course poursuite de tous les diables, voit le pti jeune David Ackerman un peu coincé (Sheen) lui servir de partenaire de rechange. Ils vont bien évidement passer leur temps à tirer sur tout ce qui bouge et à casser la gueule au méchant en baisant la femme de celui-ci (on ne se refait pas, c’est la fin des heigties). Mais à où le film se veut un classique indémodable, c’est dans la relation qui uni les deux policiers, plus couillus tu meurs, qui passent leur temps à s’envoyer des vannes bien pourries et à chercher du feu pour allumer leur maudite clope qui restera toujours désespérément éteinte (« C’est l’histoire de ma vie »). Dialogues à couper au couteau, scènes d’action où tout pète dans tous les sens,
La Relève est une véritable pièce de musée, témoignage d’une époque où les flics étaient encore des flics, les méchants des gros méchants et les cowboys des hétéros et fiers de l’être. Et ca c’est la classe ! (Mais qu’est-ce que je raconte ?)
260 CHRONO – Diablement Classe
Passioné de voitures et de mécanique, le jeune policier Benjy Taylor (D.B. Sweeney,
Jericho) est un jour recruté pour infiltrer une gang de recel de voitures. Rapidement, il va se retrouver face à Ted Varrick (Charlie Sheen), le maitre d’œuvre de ce trafic, qu’il va devoir faire tomber. Mais peu à peu, entre le désintérêt de ses supérieurs (parfois pourris jusqu’à l’os) et la passion pour les belles cylindrées aidant une amitié qui va progressivement se transformer en une relation bien plus trouble, Benjy va devoir choisir entre ce nouveau frère spirituel et le devoir. Scénarisé en 1987 par Dick Wolf, le futur papa de la série
New York District, et réalisé par un Peter Werner depuis lui aussi passé à la télévision (
Medium, Boomtown),
260 Chrono donne à Charlie un rôle de Bad Guy qui lui sied à merveille, mélange de démon tentateur et de meilleur pote dans le coup. Assuré, sombre et charismatique, on regrettera que ce rôle s’achève de manière aussi rapide lors d’un final un peu expédié, mais qui n’enlève rien à cette partition n’étant pas sans rappeler certains personnages troubles de Miami Vice, et dont s’inspireront sans doute les scénaristes de
Fast & Furious pour le personnage de Vin Diesel. Bref, la méga Classe.
CADENCE – Un peu Classe
Condamné à une peine de prison militaire pour avoir cogné un agent de la police militaire, le soldat Franklin Bean atterrit dans le carré sur sergent Otis McKinney. A sa grande surprise, celui-ci le considère immédiatement comme un « allié », et Franklin de rapidement comprendre pourquoi : Les 5 autres prisonniers de la petite garnison sont noirs. Martin Sheen trouve avec
Cadence sa première et finalement unique réalisation, et y joue aux coté de son fils afin de défendre un propos fort et universel sur l’acceptation de l’autre et le réaménagement des esprits rétrogrades de l’ancienne école, enfermée dans ses certitudes au point d’en devenir totalement déconnectée de la réalité. Malheureusement ampoulé par une réalisation plan-plan, le script perd beaucoup de bonnes idées et se révèle finalement trop classique pour atteindre le niveau d’un
Maitre de Guerre ou de la séquence de caserne d’un
Full Metal Jacket. On saluera tout de même l’effort tandis qu’à défaut de transcender son rôle Charlie Sheen arrive tout de même a nous tirer une petite larmichette lors de la séquence finale.