Par La Rédaction - publié le 06 juin 2008 à 17h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h19 - 0 commentaire(s)
L’ENFER DU DIMANCHE : LE CLASSE TOTALE
Probablement le meilleur film sur le football américain, marque le première rencontre entre Stone et Pacino. Dans le rôle d’un entraîneur vieillissant confronté aux dirigeants, à la fédération, aux journalistes, à la nouvelle star montante et à sa fidélité aux anciennes gloires. Film fleuve avec un casting 5 étoiles, L’enfer du dimanche marque les esprits par la mise en scène frénétique de Stone et son montage démentiel (record du nombre de plans à l’époque) et une bande son mixant plus de 200 morceaux de musique. Un choc visuel hystérique dans lequel ses personnages parviennent tout de même à exister même si Al Pacino surclasse tous ses petits camarades.


SERPICO : TRES CLASSE
Un rôle mémorable, un homme droit au visage mangé par une barbe hirsute et l'antithèse du flic en uniforme, voilà ce qu'est Serpico pour Al Pacino. Composant un Frank Serpico éblouissant sous la houlette d'un Sidney Lumet médusant de fluidité dans sa mise en scène, celui qui donna corps au Parrain gagne une nouvelle fois en 1974 ses galons de comédien d'exception. Dans la peau de cet homme des seventies qui décide de faire régner la justice et la vérité dans une ville de New York gangrenée par la corruption, on assiste à la détresse morale d'un policier pour qui tous sont des menaces. Devant renoncer à tout par intégrité, Serpico, l'emblème du flic décalé, devient sous la caméra du cinéaste de Deadly Affairs un paria qui révèle son époque. Et Al Pacino ici donne corps et nonchalance à cette déchéance post sixties alors que le water gate va bientôt se profiler. Après Panique à Needle Park et le Parrain, Serpico reste donc un moment marquant d'une filmographie exceptionnelle, l'époustouflant morceau de bravoure d'une carrière qui ne cessera d'alterner les prestations de haut vol.


Dossier rédigé par Nicolas Houguet, Flavien Poncet, Nicolas Lemâle, Stanislas Bernard, Jean-Baptiste Guégan.
logAudience